the killing 3

the killing 3
titre original forbrydelsen (le crime), série tv créée par soren sveistrup, int. sofie grabol, nikolaj lie kaas, morten suurballe, anders w. berthelsen, helle fagralid, stig hoffmayer, olaf johannessen, jonathan spang, trine pallesen, henrik birch, kaya fjeldsted. 2012, 10 épisodes de 58′. 3,5 pouces

le synopsis
la commissaire sarah lund (grabol) tente de retrouver emilie zeuthen (fjeldsted), fille du président d’une multinationale (berthelsen) et principal soutien du parti au pouvoir, …

… enlevée par un mystérieux criminel. l’affaire semble liée au meurtre non élucidé d’une jeune fille, deux ans plus tôt, dans laquelle des politiciens de haut rang seraient impliqués…

l’avis
j’ai vu cette troisième et dernière saison avant d’entamer la deuxième. peu importe puisque chacune d’elles commence et se termine par une seule affaire. si l’on compare avec la première saison, on constate que la signature de la série est bel et bien là: il fait nuit, il pleut, il fait froid (les 3 saisons se déroulent en novembre), l’atmosphère est oppressante (on n’est pas loin du style gothique à la frankenstein, l’horrifique en moins (quoique), presque toutes les scènes clés ou d’action se déroulant de nuit), enquête policière imbriquée dans une intrigue politique, labyrinthe de fausses pistes, révélation parcimonieuse de secrets, personnages potentiellement tous suspects, flics baladés commettant des erreurs, suspense et rebondissements.

à tel point qu’on a l’impression que les créateurs ont repris la même trame que la première saison. or si l’intrigue principale repose bien sur les mêmes ressorts, elle s’enrichit ici d’une sous-intrigue – le meurtre d’une jeune fille, deux ans plus tôt – et de personnages – la famille zeuthen – qui y sont indirectement mêlés. quoi qu’il en soit, tout le monde est plutôt calme, malgré la gravité et l’horreur des événements. le flegme scandinave, sans doute, à l’image du personnage principal (sarah lund). quasi-autiste par moments, elle reste un personnage complexe, obsessionnel et opiniâtre dans son travail, hermétique ou presque à toute relation sentimentale, notamment avec l’inspecteur des services spéciaux mathias borch (kaas), avec qui elle avait eu une liaison à l’école de police, qu’elle avait quitté sans raison et qu’elle retrouve sur cette enquête. sarah lund est une flic intègre aussi. au point d’aller jusqu’au bout, au point de tout gâcher, de mettre sa carrière et sa vie en péril. et c’est ce qui fait l’intérêt et la force du personnage.

d’un format pourtant plus long que les séries américaines (58 minutes par épisode, contre les traditionnelles 42 minutes), les 10 épisodes se laissent regarder sans problème. les 5 dernières minutes du dernier épisode pourront choquer (les créateurs ont voulu frapper un grand coup pour le final) mais elles sont assez cohérentes avec le personnage.

amateurs de séries, à vos magnétos (ouh l’expression has been, lol)!