hommage: lauren bacall

lauren bacall

hier, betty joan perske, mondialement connue sous le pseudonyme lauren bacall, est morte (j’ai l’impression d’avoir écrit ce genre de phrase il n’y a pas longtemps). cousine de simon peres (né szymon perski), fille d’immigrants roumano-polonais, l’une des dernières géantes d’hollywood s’est éteinte hier, le regard certes fatigué par le poids des ans, mais toujours aussi…

… impressionnant, toujours aussi intimidant. la presse l’avait surnommée « ze louque » sitôt son premier film bouclé (le port de l’angoisse, howard hawkes, 1944), parce que, terrifiée par la caméra, elle gardait sa tête baissée et ne levait que les yeux pour regarder son partenaire humphrey bogart. toujours prompte à catégoriser, à étiquetter, la presse. 70 ans plus tard, le monde entier n’avait pratiquement retenu d’elle que ce surnom réducteur, oubliant qu’elle tourna 56 films pour le cinéma et 18 pour la télévision, qu’elle joua dans 7 pièces de théâtre et participa à 5 doublages. certes, elle fut mariée à humphrey bogart, certes, c’est le port de l’angoisse qui lança sa carrière, mais c’est comme si le temps s’était arrêté et qu’elle n’avait rien fait, rien vécu depuis. sait-on seulement qu’elle joua dans prêt-à-porter ou dans misery, ou sous la direction de lars von trier, john huston ou bernard-henry lévy (oui, bon), et qu’elle fut aussi l’épouse de jason robards? à quelques semaines de ses 90 ans, lauren bacall est morte hier d’un accident cardio-vasculaire massif, croit savoir une source, vasculaire cérébral, nous informe une autre. mais là n’est pas l’important. l’une des dernières géantes d’hollywood s’est éteinte hier et, avec elle, un certain idéal de cinéma. et ça, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle.