hommage: robin williams

DEAUVILLE FESTIVAL: THE ACTOR ROBIN WILLIAMS
hier, robin mclaurin williams est mort. il était l’un des plus grands, l’un des plus déjantés, l’un des plus drôles. il en avait fait rire des millions, il en avait ému des millions. il était reconnu par ses pairs, encensé par la critique, adoré par le public. il avait remporté différents prix, joué différents rôles, fait…

… du one-man show, du cinéma et de la télévision. mais hier, robin mclaurin williams est mort. parfois, quand on l’écoutait délirer, on avait l’impression qu’il y en avait « plusieurs là-dedans », tant il passait avec une facilité quasi extraterrestre d’un personnage à l’autre, dans une même phrase, sans crier gare. c’était un homme à la fois brillant, humble et d’une très grande humanité. mais, comme la plupart des génies qui rayonnent dans la lumière, il souffrait, sans toutefois s’en cacher, d’une part d’ombre qui le bouffait. à tel point qu’il a fini par mettre lui-même (apparemment) un terme à sa souffrance. robin mclaurin williams est donc mort hier. on aura longtemps du mal à y croire. dorénavant, on devra parler de lui au passé, même si on tâchera de se souvenir davantage du rire qu’il nous a offert pour nous distraire de la misère du monde – et pour tromper la misère qui était la sienne – que de cette triste et brutale réalité: robin mclaurin williams est mort. il n’avait que 63 ans. et ça fait bien chier.