mindscape

mindscape

réal. jorge dorado, scénario guy holmes, int. mark strong, taissa farmiga, brian cox, noah taylor. 2013, 95′. 3 pouces.

le synopsis
john (strong) est un thérapeute d’un genre particulier: il parvient à entrer dans l’esprit de personnes sous hypnose, et plus particulièrement dans leurs souvenirs, dans un but thérapeutique. un jour, …

… on lui demande de soigner une jeune fille (farmiga) considérée comme dangereuse pour elle-même et pour les autres…

l’avis
ah, la manipulation mentale… à la suite de la perte de sa femme, le thérapeute revient à l’exercice de son métier, mais il est encore fragile et, pour se remettre le pied à l’étrier, accepte ce cas qu’il juge « simple ». or la jeune fille qu’il doit traiter est enfermée par sa mère et son beau-père pour lui éviter de faire du mal à autrui. le hic, et le thérapeute ne le sait pas, c’est qu’elle est prête à tout pour sortir. et qu’elle est terriblement intelligente. du coup, elle manipule notre thérapeute encore fragile et parvient à ses fins. oups, j’ai révélé la fin? peu importe, il y a de (très) fortes chances que vous ne voyiez jamais ce film. et quand bien même vous le verriez, comme disait lalique, l’intérêt de ce film réside dans le cheminement du thérapeute, la manipulation de la jeune fille et l’aller-retour constant entre souvenirs et réalité, très caractéristique des histoires à base de rêve ou de schizophrénie, ce jeu du chat et de la souris auquel se livre la jeune fille au détriment de son thérapeute, pensé pour dérouter le spectateur lambda. et dérouté, il l’est (le spectateur lambda) jusqu’au dénouement qui révèle une sous-couche à laquelle personne n’avait bien sûr pensé. et ne me dites pas que vous aviez tout compris dès les 10 premières minutes ou je vous en colle une.

au final, un petit suspense pas trop mal ficelé, comme on dit dans l’univers du rôti de porc, mais pas non plus de ces suspenses qui vous travaillent longtemps après la projection, et dont, du coup, vous vous souvenez longtemps…