the amazing spider-man: le destin d’un héros (3d)

the amazing spider-man 2

réal. marc webb, scénario alex kurtzman, roberto orci, int. andrew garfield, emma stone, dane dehaan, sally field, jamie foxx, embeth davidtz, scott campbell, colm feroe, paul giamatti, denis leary, chris cooper. 2014, 142′. 3,5 pouces.

le synopsis
cette fois, peter parker, alias spider-man (garfield) affronte un méchant et demi: …

… max dillon, alias electro (foxx) et harry osborne, alias le bouffon vert (dehaan).

l’avis
bien plus réussi que captain america – le soldat de l’hiver, cet opus repose sur un scénario linéaire et un personnage moins donneur de leçons, et donc plus sympathique. né d’un accident (la morsure d’une araignée) et d’une fêlure (le meurtre de son oncle), constamment tiraillé entre la difficulté de montrer un visage « normal » au quotidien et sa responsabilité de super-héros, l’impossibilité de respecter la promesse faite au père de gwen et la nécessité de la tenir à l’écart du danger, peter parker est aussi frappé d’une double malédiction: son père, dont il ignore tout, travaillait pour une société (oscorp) qui semble décidément faire le malheur de ceux qu’il aime. dans le premier film (2012), c’était le dr curt connors (rhys ifans), ancien collègue de ce père volatilisé, qui devenait le lézard et trouvait prétexte à se venger de parker. dans celui-ci, c’est max dillon, électricien refoulé et frustré qui pense avoir trouvé en spider-man un ami. victime d’un terrible accident qui le transforme en un monstre aux pouvoirs immenses (electro), il s’imagine ensuite que ce dernier l’a trahi et n’a qu’une idée en tête: se venger de lui. même chose avec harry osborne (dehaan), ami d’enfance de parker et fils du patron d’oscorp, norman osborne (cooper), qui deviendra le bouffon vert. pour l’anecdote, le bouffon vert a toujours été norman osborne, c’est-à-dire le père, rôle que tenait willem dafoe dans la version de sam raimi. à ce sujet, après tout le mal que harry osborne se donne pour se venger de son ami, le duel avec le bouffon vert à la fin tourne un peu en eau de boudin (d’où le demi-méchant du synopsis).

cet épisode, qui n’est pas le dernier, est très bien écrit. il faut dire que c’est alex kurtzman et roberto orci qui sont à la manoeuvre, deux scénaristes-stars qui ont écrit nombre de films et de séries, notamment des épisodes de fringe, les deux star trek de j.j. abrams,les deux premiers transformers, mission impossible 3, cowboys et envahisseurs. ils sont en train d’écrire le troisième épisode, prévu pour 2016.

perso, j’aime ce héros. donc, n’est-ce pas, bien sûr.

brèves de coulisses…
on arrive sans peine à s’identifier à peter parker grâce à un andrew garfield extrêmement expressif. même si l’acteur est bien plus âgé que son personnage (31 ans le 20 août), son look est assez juvénile pour être parfaitement crédible en ado (quoiqu’il commence un peu à faire son âge dans certaines scènes). par ailleurs, le film met en avant la personnalité des deux personnages: intelligente, sensible et réservée de parker, ludique, facétieuse et spontanée de spider-man. la relation sentimentale de parker avec gwen stacy (stone) fonctionne bien, principalement du fait de l’alchimie entre les deux comédiens: pas étonnant, ils forment un couple à la ville. paul giamatti est quant à lui méconnaissable en aleksei sytsevich, alias le rhino, dont le costume a été entièrement réalisé en images de synthèse. comme à l’accoutumée, stan lee, l’homme qui a créé une pétée de personnages pour marvel et par ailleurs producteur sur la plupart des films, fait une apparition dans ce film dans la séquence de la remise des diplômes. le film entier a été tourné dans les rues de new york, sauf la séquence de time square, beaucoup trop complexe à mettre en place du fait de la foule et de la circulation. la place a donc été reconstituée grandeur nature, excusez du peu, panneaux et écrans compris, en studio. la bande originale, supervisée par hans zimmer, a été composée par les magnificent six, autrement dit 6 personnalités de la musique d’aujourd’hui, dont pharell williams. spider-man n’ayant pas de véritable identité musicale, l’idée était de lui en créer une de toute pièce, avec une partition contemporaine à base de rock et de hip-hop, afin de coller à l’esprit new yorkais dont est issu le personnage.