spring breakers


réal. et scénario harmony korine, int. james franco, vanessa hudgens, selena gomez, rachel korine, ashley benson. 2013, 92′. 2,5 pouces.

le synopsis
4 copines partent pour le spring break et, bien sûr, ça dérape.

l’avis
le spring break est une sorte de tradition aux états-unis et au canada. d’une durée variable selon les régions, une ou deux semaines, il a une traduction officielle – pause de printemps – et une officieuse -…


… j’me défonce et j’te défonce. ici, 4 copines super-mignonnes et très jeunes, dont certaines à l’insu de leurs parents sinon ce ne serait pas drôle, partent pour la floride en découdre avec les mâles, l’alcool et la drogue. chemin faisant, elles déconnent et se retrouvent en prison. mais heureusement, alien (franco) est là pour leur sauver la mise, paie leur caution et les fait sortir. le gars a bien sûr une idée derrière la tête et fait d’elles ses biatches attitrées (comprenez ses putes perso). sauf que le méchant est, au fond, un grand gentil déboussolé qui se la pète avec son fric, ses dents en métal, ses armes et ses belles bagnoles mais a grand besoin de tendresse (lol). sur les 4 nanas, 3 décident de rester pour vivre la grande vie (re-lol) car au fond, ce sont de vraies biatches. elles iront même beaucoup plus loin que prévu.

difficile de dire quelque chose d’intéressant sur ce film. structure en deux parties: une première moitié montrant la passionnante recherche de fonds des 4 nanas pour se payer le voyage puis la défonce décomplexée de post-ados (tout cela d’un intérêt sociologique transcendental qui n’échappera à personne); une seconde partie relatant la dérive des trois nanas acoquinées à un rappeur chelou (et relou) qui vont dépasser le point de non-retour. dérive d’une jeunesse américaine en manque de repères ou dérapage de trois jeunettes que les circonstances ont amenées à réévaluer leur système de valeurs bourgeois dans le but de se réaliser pleinement? ola, comme dirait cyrano! ne prêtons pas à ce film plus d’intelligence qu’il n’en a, tant il est peu crédible et ennuyeux malgré le vacarme un peu vain dont il s’acharne à nous fatiguer les oreilles et les personnages creux qu’il s’évertue – sans succès, vous l’avez compris à présent – à nous rendre touchants.

comme disent nos amis des forces de l’ordre en pareil cas: circulez, ya rien à voir!