amour et turbulences


réal. alexandre castagnetti, scénario nirina ralanto, int. ludivine sagnier, nicolas bedos, jonathan cohen, jackie beroyer, brigitte catillon, arnaud ducret, clémentine célarié. 2013. 106′. 3,5 pouces.

le synopsis
dans l’avion qui la ramène de new york à paris où elle va se marier dans quelques jours, julie (sagnier) se retrouve assise à côté d’antoine (bedos),…

… l’ex-amour de sa vie qu’elle a quitté il y a trois ans.

l’avis
ces deux-là vont se remettre ensemble (ce n’est pas un souhait, c’est ce qui finit par se passer). ça c’est fait.

à part ça, ce film est une très agréable comédie romantique, qui repose entièrement sur le talent et le charme des deux comédiens-vedette, et aussi sur l’alchimie qui les unit. pour jouer ce trentenaire beau gosse mais immature et cynique, les producteurs cherchaient un hugh grant français et l’ont trouvé en la personne de nicolas bedos, qui décidément fait montre de multiples talents (salaud!). les personnages sont bien écrits et la structure narrative, faite d’aller-retour entre passé et présent (forcément), est très bien amenée.

pendant l’année qu’a duré l’écriture, nicolas bedos est d’ailleurs intervenu de manière décisive dans celle des dialogues (dixit alexandre castagnetti), allant jusqu’à jouer les scènes avec le metteur en scène pour vérifier qu’ils étaient « vrais » et ne faisaient pas trop écrits, justement. tout un art. la trame fait un peu penser à celle de quand harry rencontre sally ou la rencontre/confrontation très dialoguée entre deux caractères forts qui livrent chacun son point de vue à tour de rôle. ce n’est donc pas un hasard si ludivine sagnier fait un peu penser, dans le film, à meg ryan. à noter le rôle crucial que joue la mère de julie (célarié) dans l’incapacité de cette dernière à vivre pleinement son amour pour antoine. les scènes de l’avion ont été tournées à toulouse, dans une réplique d’airbus.

la fin (eh oui, je vous ai dit qu’ils se remettaient ensemble, mais je ne vous ai pas dit comment) comporte deux petits twists assez sympa, dont l’un sous forme de flash-back.

bref, à voir comme on déguste une friandise…