évasion

évasion

réal. mikael hafstrom, scénario miles chapman, jason keller, int. sylvester stallone, arnold schwarzenegger, jim caviezel, vincent d'onofrio, faran tahir, curtis "50 cent" jackson, sam neill, vinnie jones, amy ryan, caitriona balfe. 2013, 116'. 3 pouces.

le synopsis
ray breslin (stallone) conçoit des prisons ultrasécurisées. pour ce faire, il teste les systèmes de prisons réputées sûres…


… en s'y faisant enfermer incognito et en s'en évadant. ainsi, en mettant au jour leurs failles, il permet d'y remédier. mais pour cette nouvelle mission, il va peut-être tomber sur plus fort que lui… ou bien?!

l'avis
pas un grand film mais un bon petit film d'action et de suspense, avec ce qu'il faut de mandales et de "bède gaïz" pour maintenir l'intérêt du spectateur lambda comme il y en a moults et dont je suis un exemple vivant (jusqu'à quand, je ne saurais le dire, cela dit). évidemment, tout est prévisible mais, comme souvent dans ce genre d'histoires, l'intérêt n'est pas la fin, dont on se doute comme de notre première chemise (expression qui ne veut rien dire mais que j'aime bien) mais le moyen d'y parvenir. mais comment donc vont-ils (les scénaristes) s'en sortir? va-ce être gros ou va-ce être subtil? bon, dans le cas présent, on serait naïf de s'attendre à de la dentelle de chantilly, mais c'est tout de même plutôt crédible et ils arrivent malgré tout à nous tenir en haleine (de chacal).

donc à voir (sans toutefois se précipiter) parce que, pour celles et ceux qui n'auraient pas en tête l'intégrale de prison break, ça change des sempiternelles histoires de fbi et de tueurs en série.

brèves de coulisses…
après le flop du dernier rempart et sa participation ultra-second degré dans expendables 2 où il n'arrêtait pas de répéter qu'il "était de retour", schwarzie n'en finit pas de faire son come back sur grand écran, mais cette fois dans un rôle un tout petit peu moins musclé, et surtout moins caricatural que d'habitude. au passage, un petit conseil: si vous allez ce film, allez le voir en version française, la voix de daniel beretta, son doubleur attitré, est bien plus buvable que cet accent épouvantable dont l'autrichien naturalisé et ex-musculeux n'arrivera jamais à se départir malgré les années. et puis, comme dans le susmentionné expendables 2, c'est quand même stallone, son ex-rival-(déclaré-par-les-media)-des-années-80-qui-se-sont-toujours-appréciés-et-qui-ont-fini-par-devenir-amis qui tient le haut de l'affiche. il est loin le temps où arnold était "au sommet du monde" (sic), mais force est de constater qu'il n'est pas complètement fini, le papy.

stallone qui, soit dit en passant, et ça c'est moins drôle, a perdu son fils sage (daylight, 1996) pendant le tournage, mort d'une athérosclérose le 12 juillet 2012 à l'âge de 36 ans.

le film fait clairement référence à prison break, série créée par paul scheuring en 2005.

à part ça, ça faisait longtemps (en ce qui me concerne car je ne connais pas toute sa filmo) qu'on avait vu d'onofrio dans un rôle de méchant, lui dont on a suivi pendant des siècles les péripéties dans celui d'un flic intègre dans new york section criminelle (jusqu'à la saison 10, en 2011). mais l'acteur a plus d'un jeu dans son sac puisqu'il avait campé (deux moments forts, à mon humble avis, de sa carrière) une jeune recrue des marines américains qui pétait les plombs dans full metal jacket (stanley kubrick, 1987) et un serial killer grave malade de sa tête dans the cell (tarsem singh, 2000).