person of interest

Person of interest

série créée par jonathan nolan et produite par j. j. abrams, int. jim caviezel, michael emerson, taraji p. henson, kevin chapman. 2011, saison 1, 23 épisodes de 42', 3,5 pouces. saison 3 actuellement en production.

le synopsis
milliardaire génie de l'informatique, harold finch (emerson) a inventé pour le gouvernement une machine capable d'identifier…


… les personnes qui vont commettre des crimes (ou qui vont en être victimes) avant qu'ils ne les commettent. finch recrute reese (caviezel), ex-agent de la cia porté disparu, pour enquêter au quotidien afin de découvrir qui est en danger et d'empêcher de nouveaux drames.

l'avis
une série, c'est comme un roman: on croche dès les premières pages ou pas. en général, quand c'est bien écrit, on croche. c'est le cas ici, même si l'argument n'est pas nouveau. la série demain à la une (1994-2000), avec kyle chandler, et minority report (steven spielberg, 2002), entre autres, ont déjà exploité ce postulat: et si on pouvait empêcher un drame de se produire?

dans la série demain à la une (early edition), le personnage principal recevait très tôt le matin l'édition du journal du lendemain, si bien qu'il avait 24 heures pour influer sur le cours des événements. l'origine du journal n'était pas dévoilée. dans minority report, c'étaient trois voyants – les précogs – qui prévisualisaient l'avenir et fournissaient à la section spéciale précrime les renseignements qui lui permettaient d'intervenir à temps.

ici, c'est un peu plus high-tech puisque le logiciel inventé par finch dispose d'un algorythme à même d'interpréter les intentions à partir de données (conversations, attitudes suspectes, etc.) recueillies sur les téléphones portables, e-mails et caméras de surveillance du monde entier. il va même plus loin puisqu'il établit deux listes: l'une concernant les délits qui n'intéressent pas le gouvernement et qui est effacée tous les jours à minuit, l'autre concernant les crimes majeurs, meurtres, assassinats et autres actes terroristes.

mélange thriller-polar-action, person of interest est, malgré quelques "facilités" scénaristiques dans le pilote, plutôt pas mal fichu et surtout remarquablement écrit. d'où le fait qu'on soit scotché dès le premier épisode. on reconnaît là la qualité d'écriture de jonathan nolan, petit frère et coscénariste de christopher (le papa des trois derniers batman, de memento et d'inception). jim caviezel est loin d'être un inconnu. il a commencé aux côtés de keanu reeves et river phoenix (my own private idaho, 1991) fait son jésus dans le film très controversé de mel gibson qui fit scandale à sa sortie (la passion du christ, 2004), il a joué au terroriste qui fait couler un ferry dans déjà vu (tony scott, 2006) et fut aussi numéro 6, dans la mini-série, remake du prisonnier,en 2009. il tient ici le rôle musclé du gars qui n'a peur de rien, et pour cause, c'était un agent paramilitaire. et les agents paramilitaires, il vaut mieux les compter parmi ses amis. mais ce n'est pas qu'un rôle d'action. le personnage est une sorte de jack reacher, enquêteur fantôme, pro de l'analyse et de la déduction. un beau rôle, quoi. quant à michael emerson, on le connaît pour son rôle très ambigu de benjamin linus dans lost. il campe ici celui d'un homme qui a perdu beaucoup et qui veut se racheter pour la "faute" qu'il a commise en livrant au gouvernement un logiciel qui, sous couvert de protéger la nation, ouvre la porte à toutes les dérives, comme la violation des droits fondamentaux et le non-respect de la vie privée.

à suivre donc, mais plutôt en dvd car, corrigez-moi si je me trompe, à part la télévision suisse romande, je ne sache pas que cette série soit diffusée en ce moment. d'autant qu'elle connaît une belle carrière, la production de la saison 3 est déjà terminée aux états-unis.