burlesque

Burlesque

réal. steven antin, scénario steven anbtin susannah grant, int. cher, christina aguilera, stanley tucci, kristen bell, alan cumming, cam gigandet, eric dane. 2010, 100'. 3,5 pouces.

le synopsis
dotée d'une voix exceptionnelle, une jeune femme ambitieuse (aguilera) monte à los angeles pour tenter sa chance dans un cabaret néo-burlesque réputé mais…


… menacé de fermeture tenue par une légende du genre, tess (cher).

l'avis
très classique, le scénario "à la gloire d'une star" n'apporte strictement rien de nouveau au genre. l'histoire, on la connaît: une fille, interprétée donc par la méga-star christina aguilera, "monte" à los angeles pour tenter sa chance et vous savez quoi? elle réussit!, sauvant du même coup le cabaret de la faillite et tout le monde lui en est reconnaissant.

passons car dans les comédies musicales, le scénario n'est souvent qu'un prétexte à numéros de chant et de danse étourdissants. et là, on n'est pas déçu. aguilera a vraiment une voix exceptionnelle, le genre qui ne va pas du tout avec sa petite corpulence, le genre qu'on ne voit pas du tout venir. l'histoire joue évidemment sur ce point: la petite blonde qu'on dénigre "a priori" parce qu'elle potiche et qui finit par s'imposer par son talent. même ses rivales qui la jalousaient finissent par être gagnées par l'admiration et devenir ses copines. ça prête à sourire tant ça frise le monde merveilleux de walt disney, mais c'est un code immuable dans les comédies de ce genre: tout n'est pas si bien qui finit toujours très bien (et en chansons).

quoi qu'il en soit, force est de constater, comme on dit, que ce monument à la gloire de miss aguilera est bien foutu, les chansons dépotent et les choré, hyper-millimétrées, "à l'américaine", décoifferont la plus permanentée d'entre ces dames, et feront lâcher aux plus réticents de ces messieurs, de loin en loin, un "wouah!" chiche, voire carrément intériorisé (on n'est quand même pas des adeptes de zalando pour hommes, faudrait voir à pas déconner).

perso, je trouve que ce film déménage bien, avec ces filles qui ressemblent toutes (cabaret oblige) à dita von teese (même habillées) et que, rien que pour ça, ça vaut le coup, voire le rinçage, d'oeil. du divertissement à l'état pur (parce qu'il y a des divertissements à l'état impur, mais ils sont moins intéressants).

donc, si toi aussi, tu es très "comédies musicales" bien foutues ou, comme disent les ricains, "ouel meïd miouzicolz", regarde ce film!!

brèves de coulisses…
la mère cher (cherilyn sarkisian la pierre de son vrai nom) s'est laissée convaincre de reprendre le chemin des plateaux après 7 ans d'absence. remarquons qu'elle a de beaux restes, la bougresse, et pas seulement vocaux, malgré son botox à tire-larigot et ses 64 tours de compteurs au moment du tournage. j'ai l'air de me moquer, mais j'espère seulement être capable de faire ce qu'elle fait dans presque 15 ans (je me rajeunis? non, pas tant que ça). anecdote: connue pour ses chorégraphies, robin antin, soeur du réal, est l'une des fondatrices des pussycat dolls. burlesque est le premier long-métrage d'antin. pas mal pour une première.