g.i. joe – conspiration

G.i. joe conspiration

réal. john m. chu, scénario rhett reese, paul wernick, int. dwayne johnson, bruce willis, channing tatum, adrianne palicki, jonathan pryce, ray stevenson. 2013, 110'. 2,5 pouces.

le synopsis
unité d'élite, les g.i. joe sont trahis par une organisation terroriste. au cours d'une attaque, la plupart d'entre eux sont tués…


… les survivants vont devoir prouver leur innocence…

l'avis
oh mais que voilà un joli petit film d'auteur intimiste comme on les aime, de ceux que michael haneke aurait bien aimé faire, qui est passé entre les mains d'agnès varda et qu'alain resnais a longtemps hésité à porter à l'écran.

c'est pas bien de se moquer. mais force est de constater que le scénario est une resucée directe de l'agence tous risques et de mission impossible: protocole fantôme (et de beaucoup d'autres, pendant qu'on y est). en plus si, comme moi (même si j'avais son clone big jim quand j'étais petit), on ne connaît pas l'univers des figurines, on ne comprend pas qui est qui, et c'est très chiant.

c'est vrai, à la fin, on aimerait bien entrer dans la confidence de ces gros musclés qui ne pensent qu'à dézinguer à coups de sulfateuses, pour mieux s'identifier à ces personnages dont la profondeur nous échappe forcément (puisqu'on ne connaît pas leur univers, suivez un peu). surtout celui qu'interprète avec brio (avec qui?) le toujours charismatique et parfaitement impressionnant dwayne johnson (1m92, 120 kg, pas de graisse du tout). de catcheur monstrueux, il est devenu bodybuilder monstrueux. on se demande bien comment ils font, ces mecs, pour sculpter leur corps à ce point. ils n'ont que ça à faire et ils sont payés pour ça? certes, certes. mais vous ne me ferez pas croire qu'il n'y a pas quand même derrière tout ça une petite histoire de prédisposition, si? moi, si je n'avais que ça à faire et que j'étais payé pour
ça, je ne suis pas certain que j'arriverais à un tel résultat. jaloux, moi? je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler. et puis si ça se trouve, il écrit comme un pied, le gars. chacun son truc, c'est tout.

c'est pas bien de se moquer. d'autant que la b.o. est couillue à souhait et qu'il y un plan et une séquence qui valent quand même la peine d'être vus. le plan (v. bande-annonce), c'est londres qui se fait détruire en à peu près 10 secondes. la séquence, c'est la bagarre dans la montagne entre 2 des héros et une horde de ninjas accrochés à des filins. là, j'avoue que c'est du virtuose. on en voit même une demi-seconde dans la bande-annonce. tout ça pour dire que si vous avez vu la bande-annonce, vous avez vu à peu près tout ce qu'il y a d'intéressant dans ce film (mais qu'est-ce que je peux être con, des fois!!!).

bref, contrairement à oblivion, g.i. joe 2ème opus est un film de pur divertissement à la gloire des soldats d'élite américains (un de plus), un film pop-corn à regarder nonchalamment une bière dans une main, l'autre à se gratter les beeeeeeeep. parce que, même si on n'a pas tout compris de qui est qui et que ça fait chier, ça pète quand même bien et ça, nous, eh ben on aime quand même bien ça.

brèves de coulisses…
pas grand chose à dire si ce n'est que joseph mazzello, qui interprète le personnage de mouse, est le gosse de jurassic park. le comédien ray stevenson, qui interprète firefly (ne me demandez surtout pas qui c'est dans la mythologie g.i. joe sinon je vous en colle une), est le seul, avec son 1m93, à ne pas être mis minable par dwayne johnson. on l'a vu en maffieux ukrainien, impitoyable et homosexuel, dans la 7ème saison de dexter. c'est une française – elodie yung – qui joue la ninja jinx. avant ça, elle était apparue dans banlieu 13, ultimatum, scénarisé et produit par luc besson.