le monde fantastique d’oz

Le monde fantastique d'oz

réal. sam raimi, scénario mitchell kapner et david lindsay-abner, int. james franco, zach braff, michelle
williams, joey king, mila kunis, rachel weisz, bruce campbell. 2012, 127'. 3,5 pouces.

le synopsis
magicien de foire charlatan à la moralité douteuse, oscar diggs (franco) est aspiré par une
tornade et se retrouve dans un pays imaginaire où…


… tout le monde le prend pour
le grand magicien d'oz venu accomplir la prophétie: sauver le pays de la
tyrannie des méchantes sorcières. oscar y voit la chance de sa vie…

l'avis
le film retrace donc l'arrivée du fameux magicien dans le pays d'oz, constituant donc une habile prequelle au roman de l. frank baum et au film de victor fleming (1939) sur la genèse de l'histoire que l'on connaît tous. il relate aussi la manière dont un petit égoïste devient un grand altruiste. bref, c'est l'histoire d'un homme ordinaire qui se transforme au contact d'événements extraordinaires, avec pour base une situation dramatique archi-connue, surtout dans le cinéma américain, j'ai nommé (roulements de tambour, cymbale, kshhhhhh!!!!): repartir de zéro. non?!?! si!!!! l'éternelle seconde chance dont le cinoche d'outre-atlantique nous rebat les oreilles depuis des lustres. car diggs retrouve trois des personnages qu'il a côtoyés au kansas: annie (williams), sous la forme de la bonne fée glinda, frank (braff) sous celle du singe finley, et enfin la petite fille en fauteuil roulant (king), sous les traits de la poupée en porcelaine. la rencontre avec ces personnages marquera, pour diggs, une seconde chance dans ses rapports avec chacun d'entre eux.

comme il s'agit d'une prequelle (même l'orthographe de ce mot est bizarre), il y a des personnages qu'on n'a jamais vus (tandis que d'autres, que l'on connaissait du magicien d'oz, n'existent pas encore dans ce film). ainsi les deux partenaires d'aventure de diggs, le singe et la poupée de porcelaine, mais aussi la méchante sorcière evanora (weisz), qui a une identité très floue dans le roman et à laquelle il a fallu donné un nom.

si vous avez aimé le magicien d'oz, de victor fleming, vous aimerez le monde fantastique d'oz dont il respecte tous les codes, de la fantaisie au merveilleux, en passant par la structure narrative. et il accomplit le petit miracle de nous faire replonger dans une atmosphère d'enfance, l'espace de deux petites heures. et ça fait un bien fou. un très bon moment de détente.

brèves de coulisses…
avant de revenir à james franco, qui retrouve sam raimi après spider-man (2007), le rôle avait été proposé à robert downey jr et johnny depp. franco a appris quelques tours de magie avec l'un des plus célèbres magiciens de las vegas, lance burton. la musique de danny elfman fait "très" tim burton. normal, c'est son compositeur attitré. on remarquera que les deux parties du film possèdent leur esthétique propre: la première en noir et blanc, et en format 4:3, comme dans l'original, la seconde en cinémascope et en couleurs. des couleurs exacerbées, pour véhiculer l'idée d'un monde fantastique et merveilleux, mais aussi pour coller à l'esprit et à l'esthétique du film de fleming. le style visuel de raimi – fait de mouvements de caméra virtuoses et surprenants – se retrouve dans certains plans, surtout lorsque diggs atterrit dans le pays d'oz. la chanson originale du film, intitulée almost home, est interprétée par mariah carey. ce film est le second de disney sur le thème du magicien d'oz, le premier – oz, un monde extraordinaire (1985) – était la suite du magicien d'oz de victor fleming.