bad ass

Bad ass

réal. craig moss, int. danny trejo, ron perlman, charles s. dutton, patrick fabian, joyful drake. 2012, 90'. 3 pouces.

le synopsis
un vétéran du vietnam sans histoires corrige des petits malfrats dans un bus et devient…


… un héros du jour au lendemain. et quand son meilleur ami est assassiné, et devant l'inaction de la police, il décide de mener sa propre enquête.

l'avis
qui d'autre que danny trejo pouvait tenir ce rôle de bad ass ("balèze" dans la version française mais qui pourrait tout aussi bien être traduit par enfoiré, salaud ou vilain méchant)? gueule cassée du cinéma ricain depuis pas mal d'années, acteur fétiche de robert rodriguez, dont il est le cousin et dans tous les films duquel il a joué (de desperado, 1995, à machete, 2010), il s'est hissé, d'apparitions discrètes à des rôles plus consistants, dans la catégorie des acteurs dont on finit par retenir le nom.

ce qui fait que ça fonctionne, outre la franche rigolade que nous inspire ce personnage qui ne demande rien mais qui fout la pâtée à tous ceux qui lui cherchent noise, c'est que la vengeance de l'ami assassiné se double ici d'une revanche sur la société qui l'a oublié, rejeté, méprisé.

ce qui fait qu'on adhère, c'est que le film s'éloigne d'une quelconque moralisation à l'égard de tous les laissés-pour-compte, qui eût sans doute été un rien misérabiliste et surtout chiante au possible, au profit d'une morale positive et discrète qui rejoint un discours finalement humaniste et pour tout dire universel.

mais que de mots pour un film qui ne se prend pas la tête. à tel point que l'identification au personnage marche à fond et on se prend à casser la gueule à tous les connards qui nous font chier (- calmez-vous, monsieur! – tu ne m'as jamais vu en colère, tête de noeud!). ça fait un bien fou et on rit de bon coeur.

à voir donc, si vous avez, au choix, rien de prévu dans l'heure et demie qui suit, envie de tuer votre patron ou de vieux comptes à régler avec cette bonne vieille lâcheté qui empêche de réagir quand il faudrait…