savages

Savages

réal. oliver stone, scénario don winslow, int. taylor kitsch, aaron taylor-johnson, blake lively, john travolta, benicio del toro, salma hayek, emile hirsch, demian bichir. 2012, 130'. 2,5 pouces.

le synopsis
amis de toujours, ben (taylor-johnson) le botaniste bohème et chon (kitsch) l'ex-navy seal ont monté il y a des années…


… un business extrêmement lucratif de cannabis, le meilleur du monde. officiellement pour des raisons thérapeutiques, ils en dealent partout avec la complicité de dennis (travolta), un agent des stup. et filent le parfait amour avec la même femme, o (lively). leur réussite suscite l'intérêt du cartel de la drogue baja, dirigé de main de fer par elena (hayek).

l'avis
normalement, un synopsis doit tenir en deux lignes. mais là, c'est un peu plus compliqué pour pas grand-chose. le film est un peu long et le petit twist de la fin ne rend le scénario ni moins linéaire ni véritablement plus intelligent. les aventures de cheech & chong (référence amenée , non sans humour, par le personnage qu'interprète benicio del toro, et qu'il y a fort à parier qu'aucun francophone digne de ce nom ne connaît) en 2012 ne sont pas à proprement parler véritablement palpitantes. la réal eût été confiée à un iñárritu que le film en fût probablement sorti grandi…

bon, outre que blake lively est toujours aussi ravissante, que salma hayek est très moche avec cette perruque à frange, que travolta joue pour une fois les couards, que del toro est comme à son habitude extrêmement inquiétant avec son calme et son regard par en-dessous, et que, on le sait, les cartels de la drogue sont devinez quoi: des sauvages (d'où le titre, ach monde gruel et zan bidié!) et qu'il faut être comme eux si on veut s'en sortir, que nous apprend ce film? en sort-on grandi? rien et non. a-t-on seulement été diverti? pendant la scène d'amour, un peu, pendant la scène de torture, peut-être. deux heures durant, on attend quelque chose – je ne sais pas, un peu d'intelligence – qui ne vient jamais vraiment et on peine à éprouver de l'empathie pour ce trio aux accents peace-and-love post soixante-huitard du 21ème siècle par ailleurs pas totalement détestable malgré leur activité condamnable.

alors vous allez me demander: why the fuck do you ever go watch these movies, motha fucka? ce à quoi je vous répondrai: you talkin' to me, dick head? en ajoutant, parce que votre question était assez floue: you talk to me like that one more time and your own mother won't recognize your fucking face next time she sees it! c'est clair, je vois trop de films, mais il y a des questions qu'il ne faut pas me poser.

tout ça pour dire que je n'ai pas grand-chose à raconter sur ce film (non, c'est vrai!?!?), si ce n'est que, malgré un rythme assez soutenu, on trouve le temps long, qu'on voit de plus en plus taylor kitsch (c'est pas bien de se moquer des noms, même si celui-là est moins drôle que shia laboeuf) et que j'ai envie de dire (d'ailleurs, je vais pas me gêner): tout ça pour ça!!!

alors salma hayek a beau dire que le problème du trafic de drogue l'a particulièrement touchée à la lecture du scénario, que le réalisateur a fait travailler ses comédiens comme des acteurs de théâtre, à grands coups de répétitions, que des parrains de la drogue et des agents du fbi ont été consultés sur le plateau (mais pas en même temps haha) pour la crédibilité, blablabla, on ne peut s'empêhcer de penser qu'oliver stone nous avait habitués à beaucoup mieux. à propos de ce film, un pote à moi a déclaré, pas plus tard qu'aujourd'hui, je cite: "c'est très pourri!" je nuancerai son avis par l'espoir que son prochain métrage sera un poil plus inspiré.