twilight 2: tentation

Twilight 2 - tentation

réal. chris weitz, int. kristen stewart, robert pattinson, taylor lautner. 2009, 130'. 2 pouces.

le synopsis
edward le vampire (pattinson) part pour toujours (soi-diz), laissant bella l'humaine (stewart) inconsolable. heureusement, il y a jacob le loup-garou (lautner), oui…


… c'est un loup-garou, qui lorsqu'il n'est pas loup-garou est un beau jeune homme très musclé, et qui tente de faire oublier edward le rival à bella l'éplorée (mais fidèle: "ce sera toujours lui").

l'avis
je sais, j'ai eu tort. j'avais vu le 1 qui m'avait passablement fait bâiller. je m'étais dit "accroche-toi, tu es encore jeune, tu peux comprendre (oui, j'aime me bercer d'illusions), la suite sera meilleure, vu l'engouement planétaire pour cette adolescenterie". justement, dans "adolescenterie", il y a "adolescent". damnède, j'avais négligé ce détail. aussi dois-je me rendre à l'évidence, malgré quelques efforts même pas soutenus: je ne suis définitivement et irrémédiablement pas dans la cible. l'esprit curieux fait parfois commettre des erreurs, on ne m'y prendra plus.

QU'EST-CE QUE C'EST CHIANT!!!!!!! le trio amoureux n'est sans doute passionnant que pour les acnéiques post-pubères en mal de repères et de sensations fortes (!). mais on ne m'ôtera pas de l'idée qu'il ne se passe strictement rien durant 120 minutes.

si, il y a de l'action, je suis de mauvaise foi: une bagarre entre 2 loups démesurés et une réunion au sommet avec de vieux vampires aux cheveux longs qui paraissent jeunes (michael sheen remet ça, après underworld), et où pattinson se prend une branlée – le genre à s'écraser comme une merde sur des dalles en marbre en y laissant son empreinte corporelle – par un vampire apparemment plus balèze que lui. sinon, rien d'autre que les jérémiades inexpressives de stewart, qui ne constituent pas, en soi, vous en conviendrez, une tension dramatique digne d'être appelée "action".

MAIS QU'EST-CE QU'ILS LUI TROUVENT TOUS À CETTE NANA??? elle doit avoir tout au plus DEUX expressions à son "jeu". c'est comme kirsten dunst, le genre d'"actrices" qui provoquent tout de suite chez moi une irrépressible envie de dormir. quel talent! bravo le marketing qui, sans nous demander notre avis, érige en célébrités incontournables et autres artistes irréfutables des acteurs et trices qui ont autant de charisme que des porte-savons. le succès recèle décidément des mystères bien hermétiques à l'esprit humain (le mien en l'occurrence). d'autant que le budget du film a été multiplié par 2,2, à 90 millions de dollars. mais que voilà de l'argent bien mal dépensé. va comprendre, charles. seul pattinson s'en tire à peu près sans être ridicule et montre (v. cosmopolis) un jeu infiniment plus riche que ses collègues.

si vous voulez mon avis, car je le donne toujours (c'est d'ailleurs un peu, vous l'aurez remarqué, l'objet de ces modestes articles), même si vous n'en avez rien à fiche, mais au point où vous en êtes de la lecture de cet article dithyrambique, c'est, je le soupçonne, qu'il vous importe quand même un peu, ne dites pas non: À OUBLIER, VITE!!!!!!