la dame en noir

La dame en noir

réal. james watkins, int. daniel radcliffe, cirián hinds, janet mcteer. 2011, 95'. 2,5 pouces.

le synopsis
jeune clerc de notaire, arthur kipps (radcliffe) est envoyé dans le village de crythin gifford, sur la côte est de l'angleterre, pour régler…


… la succession d'une femme récemment décédée. dans l'impressionnant manoir de la défunte, des événements effrayants renvoient à de terribles secrets. et la vie d'arthur bascule, littéralement, dans le cauchemar…

l'avis
on appelle ça des "jump scares". vous savez, dans les films d'horreur, quand on a tellement peur qu'on fait un bond sur son siège. voilà. dans la dame en noir, comme dans tout bon film fantastique/d'horreur, il y en a quelques-uns, savamment disséminés au gré de l'intrigue. ils tiennent généralement leur efficacité du sound design, comme on dit dans les milieux motorisés, ou, pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de ceux qui se la pètent en anglais, des effets sonores (je déteste dire ça mais il est vrai que ça sonne un peu moins bien). donc, dans un film fantastique à tendance horrifique, enlevez lesdits effets, qu'ils proviennent d'instruments ou de bruitages (l'oiseau qui s'échappe, tiens donc, d'une étagère ou le chat qui sort de dessous le lit), et vous avez 80% du jump scare fichu par terre. essayez de regarder un film d'horreur sans le son, vous verrez. ici, ça fonctionne plutôt bien car le réal connaît bien les codes du genre, mais c'est assez vexant car son film est un brin mou et son histoire rabâchée: une femme (en noir, donc, suivez un peu) revient hanter ceux qu'elle tient pour responsable de la mort de son fils. vous avez compris: un film d'atmosphère/en costumes lorgnant vers le gothique et dont l'originalité n'est pas la principale qualité. cela dit, si vous voulez dépenser votre argent pour ne faire que trois bonds (de 3 cm max chacun), libre à vous, je vous aurez prévenus. pour moi, vous serez aussi bien à la maison à le voir à la télé.

quant à daniel radcliffe (il est mignon! oh mais il a de la barbe à présent! c'est fou ce qu'il a grandi depuis …! etc., etc., on a tout entendu), je persiste à dire qu'il n'est pas bon comédien ou plutôt – je rectifie pour être gentil, mais bien sûr, pour qui me prenez-vous? – il n'a pas encore trouvé le rôle ou le metteur en scène qui fera exploser son talent. devant son jeu ici étonnament inexpressif, on se prend à redouter qu'il traverse sa carrière à la roger moore, c'est-à-dire sans grande personnalité et en soulevant un sourcil quelle que soit la situation. aux indulgents qui me presseront d'attendre la suite de sa filmo (3 films en production), je répondrai que le garçon est loin d'en être à son coup d'essai, et pas qu'avec les harry potter. à suivre, donc, quand même, parce qu'on n'est pas chien…