the big c

The big c

série créée par darlene hunt, int. laura linney, oliver platt, john benjamin hickey, phyllis somerville, gabriel basso, reid scott. 2 saisons de 13 épisodes (3ème bientôt diffusée aux états-unis). 2010 (1ère saison diffusée sur canal+). 3,5 pouces.

le synopsis
une mère de famille, enseignante, apprend qu'elle est atteinte d'un cancer en phase terminale et qu'il ne lui reste qu'un an à vivre. elle va en profiter pour…


… devenir ce qu'elle a toujours voulu être, ou qu'elle a été mais qu'elle a perdu sur le chemin de la vie…

l'avis
magnifique. magnifique, laura linney, 48 ans et goldenglobisée en 2011 pour ce rôle de femme condamnée mais forte, forte dans sa fragilité, énergique malgré l'inéluctable, perdue mais jamais résignée. tout en finesse. du grand art, avec une beauté d'écriture pleine de vécu et une interprétation pleine d'empathie. je n'ai pas vu le travail des autres nommées, mais je sens que ce globe était mérité.

car tout dans cette série (en tout cas la 1ère saison), de l'interprétation d'une comédienne au sommet à la profondeur de personnages "secondaires mais essentiels" (celui de marlene est splendide), du ton faussement léger à l'atmosphère douce étalonnée façon années 1950, tout contribue à délivrer un formidable message d'amour et d'espoir, à travers une réflexion sur la perte de soi et des autres. et tout cela sans jamais s'apitoyer (prévoyez tout de même quelques mouchoirs, surtout vers les derniers épisodes)…

très vite, cathy jamison (linney) apprend sa maladie (le spectateur est donc mis dans la confidence) mais ne dit rien à son entourage, pour éviter l'embarras de la pitié. car ce n'est pas ce qu'elle veut. elle, elle veut vivre. vite. durant les neuf ou dix épisodes suivants, elle va passer son temps à repenser égoïstement à elle-même, en s'offrant petits plaisirs et grandes folies, au risque de perdre son mari paul (platt) qui ne comprend rien à son attitude. heureusement, la série ne tombe jamais dans la vulgarité. les deux plus grosses folies que cathy commettra sont une voiture décapotable et un amant. pas besoin d'avoir un cancer pour s'offrir ça. sauf que, dans sa vie bien rangée et petite-bourgeoise, de telles décisions s'apparentent à des mini-tsunamis.

mais repenser à elle-même ne va pas l'empêcher de retrouver le goût du contact simple, la compréhension des autres, la main tendue. mieux, sa maladie va lui faire découvrir une "philosophie" qui, d'une certaine manière, va influer sur la vie des autres. et sa démarche égoïste évoluera progressivement vers une expérience d'une profonde humanité. vivement la 2ème saison.

à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir à voir…