sans identité

Sans identité

réal. jaume collet-serra, d'après hors de moi, roman de didier van cauwelaert, int. liam neeson, diane kruger, january jones, aidan quinn, bruno ganz, frank langella. 2011, 110'. 3 pouces.

le synopsis
le professeur martin harris (neeson) arriver à berlin avec sa femme liz (jones) pour un congrès de biotechnologie. victime d'un accident de voiture, il …


… tombe quatre jours dans le coma. à son réveil, plus personne ne le reconnaît, pas même sa femme…

l'avis
le film est bien ficelé et le suspense bien entretenu. car jusqu'à ce que nous soit révélée la clé de l'histoire, on entre bien dans le cauchemar que vit ce personnage. cauchemar qui n'est pas sans rappeler épépé, le roman de ferenc karinthy, dans lequel le savant polyglotte budaï s'endort dans l'avion qui le mène à helsinki pour un congrès scientifique et se réveille dans un monde en apparence familier mais dont il ne comprend strictement rien. cauchemar qui fait aussi (et surtout) penser à la trame du film total recall (paul verhoeven, 1990, avec arnold schwarzenegger et sharon stone), qui était adaptée de la nouvelle de philip k. dick we can remember it for you wholesale. même si les leviers ne sont pas les mêmes – dans total recall, les souvenirs du personnage font irruption de manière insidieuse et progressive; dans sans identité, ils surviennent à la suite d'un traumatisme – l'histoire exploite le même thème: la perte d'identité et le combat pour la retrouver, au risque de tomber sur une vérité peu reluisante. finalement, la plus grande similitude entre les deux histoires se trouve dans la révélation de la véritable identité des personnages. mais chut, j'en ai déjà trop dit. il ne s'agit donc pas, on l'aura compris, d'une banale histoire d'espionnage autour d'un vol de papiers mais d'un thriller bien plus tordu dont la seconde partie recèle son lot de surprises. quoi qu'il en soit, sans identité (unknown en vo), que j'ai loué et regardé sur ipad (il faut vivre avec son temps), reste un bon petit thriller qui se laisse regarder sans faim et dont on sort sans déception majeure.

jaume collet-serra est né à barcelone en 1974. sans identité est son 4ème long métrage, après la maison de cire (2005), goal 2 la consécration (2007) et esther (2009). didier van cauwelaert, qui n'en est pas à son premier roman, est né quant à lui à nice, de parents belges. hors de moi, son 14ème, si j'ai bien compté, est paru en 2003.