insidious

Insidious

réal. james wan, scénario leigh whannell, int. patrick wilson, rose byrne, ty simpkins, barbara hershey, lyn shaye. 2011, 102'. 2,5 pouces.

le synopsis
dalton (simpkins), son frère et sa soeur viennent d'emménager avec leurs parents josh (wilson) et renai (byrne) dans leur nouvelle maison. mais un soir, …


… dalton tombe dans un coma inexpliqué…

l'avis
l'avertissement "par le créateur de saw et les producteurs de paranormal activity" m'avait mis l'eau à la bouche. la première moitié du film m'a effectivement foutu la pétoche (l'ambiance, la musique, l'économie d'effets), tant l'histoire me guidait avec efficacité vers un développement inattendu. je me disais même, après le second déménagement de la famille qui faisait que cela commençait à ressembler à paranormal activity, que le développement en question promettait d'être intéressant. mais, après un ou deux sourires entendus du gars qui en a vu d'autres (immédiatement suivis d'un ou deux sursauts du gars qui se fait quand même avoir – damned!!) et qui se lèche les babines à la perspective de la suite, voilà que patatra! le film bascule dans le plus grand n'importe quoi, avec des références plus qu'appuyées à trois "classiques" des années 80 – poltergeist, surtout, house, dans une moindre mesure, et l'emprise bien sûr (la présence au casting de barbara hershey est un clin d'oeil plutôt lourdingue) -, parsemées en plus d'un "humour" inutile (les deux "scientifiques", dont l'un est joué par le scénariste, limite potaches), qui font genre grave de chez grave retomber le soufflé. du coup, on n'y croit plus, on n'a plus peur et le "twist" de la fin ne fait plus aucun effet. le réal fait même réapparaître le personnage de la vieille dame qu'il avait utilisé dans son dead silence (également écrit avec leigh whannell) en 2007. autoréférence, autoparodie ou imagination qui tourne en rond? et dire que le réal et le scénariste, compères de longue date (déjà sur saw), ambitionnaient de réaliser le film le plus terrifiant qui soit. quand on voit le résultat, on se dit qu'ils ont dû réaliser chacun une moitié sans jamais se consulter ou que l'un a fait une blague à l'autre en changeant la moitié des feuilles de son script avec la moitié d'un autre pendant qu'il était allé pisser. l'histoire du voyage astral, passe encore, mais le traitement, dans la seconde partie, emprunte bizarrement son imagerie à celle du train fantôme et le côté grand guignol prête plus à sourire qu'autre chose. de plus, si les acteurs adultes sont convaincants, le gosse qui joue finalement le rôle principal est totalement nul. dommage. attendez qu'insidious passe sur canal (si vous avez canal) et ne regardez que la première partie. puis pratiquez le visionus interruptus: dès que le personnage d'élise rainier entre, retirez-vous! à revoir en revanche, si vous ne les avez déjà vus et revus, les trois films des eighties susnommés…