gnomeo et juliette

Gnoméo et juliette

réal. kelly asbury, int. james mcavoy, emily blunt, michael caine, maggie smith, jason statham. 2011, 84'. 2,5 pouces.

le synopsis
la plus grande histoire d'amour jamais contée… avec des nains de jardin.

l'avis
revisiter un ultraclassique dans un esprit loufoque, c'est toujours, a priori, une bonne idée. ça permet de dédramatiser. d'autant que la parodie est un exercice sain (et, quand elle est bien faite, bénéfique pour les zygomatiques) qui dépoussière les mythes. la transposition avec des nains de jardin, c'était bien vu aussi.

le problème, c'est a posteriori. là où on attendait une parodie au xième degré à la shrek (les nains de jardin se prêtant à merveille à ce genre), on a un film un peu gentillet et le soufflé retombe assez vite. et puis, désormais, dès que l'on fait vivre des objets inanimés en l'absence de leurs propriétaires (des êtres humains, donc), on pense inévitablement à toy story. et le film ne tient pas la comparaison.

et la présence de james mcavoy (gnomeo, le médecin d'amin dada dans le dernier roi d'écosse ou le comptable loser dans wanted), d'emily blunt (juliette, l'épouse de benicio del toro dans wolfman), de michael caine (lord redbrick), de jason statham (tybalt) et même de patrick stewart (bill shakespeare, à propos de dépoussiérage) n'y change rien.

voilà, sinon la mode du 3d montre ses limites. je ne sais pas vous mais moi j'ai la naïveté d'attendre encore quelque chose de cette technique: un émerveillement, des sensations, je ne sais pas, un plus. autant ça se justifie pleinement pour tron l'héritage, par exemple, autant ici… la 3d tourne souvent au procédé pour faire des entrées. j'ignore si ça a marché, mais en l'occurrence n'en attendez rien.

à présent, une courte page de publicité: les sous-titres français ont été réalisés par nabila belmehdi (;O)), qui adapte pas mal de films qui sortent sur les écrans romands, dont le nom n'apparaît qu'une petite seconde et demie tout à la fin du générique et qui s'est pourtant cassé le tronc pour traduire, entre autres, des jeux de mots ("bats-toi comme un gnome!") avec des contraintes pas possibles. j'en profite pour saluer ici tous les traducteurs/adaptateurs qui exercent ce métier exigeant et dont on ne parle jamais assez (je consacrerai prochainement un article sur le sujet).