spooks

MI-5

l’une des plus brillantes séries d’espionnage que la télévision ait jamais diffusée est britannique. elle s’appelle spooks (littéralement barbouzes, mi-5 en france, secrets d’état au québec), a été créée en 2002 et la 8ème saison est diffusée sur canal+ en ce moment (la 9ème est déjà produite). elle met en scène…


… les différents acteurs du contre-espionnage anglais en proie aux pires menaces contre les intérêts et l’intégrité de leur pays. et bien sûr, une course perpétuelle contre la montre vient enrichir des scénarios déjà bien ficelés d’une tension dramatique parfois insoutenable.

naturellement, on ne peut s’empêcher de penser à 24 heures chrono (24 en v.o.) créée l’année d’avant. mais des différences de taille, au nombre de trois à mes yeux, font la différence (toujours à mes yeux). d’une part l’action ne se déroule pas en temps réel (en tout cas s’il arrive que ce soit le cas, ce n’est pas un ressort de la série). d’autre part la manière très « contemporaine » (caméra à l’épaule et cadre volontairement et systématiquement en mouvement) et aussi très « anglaise » (dans le traitement de l’image) de filmer ancre la série dans une réalité très tangible et quasi quotidienne. enfin, contrairement à joel surnow et robert cochran, créateurs de 24 heures, david wolstencroft et ses scénaristes ne tombent jamais dans le piège de la surenchère « à l’américaine ». car leur priorité est d’abord et avant tout de raconter une histoire. bien sûr le divertissement est au rendez-vous, mais leur approche est à mon sens plus à même de toucher le spectateur en profondeur car ce qui se passe dans la série pourrait lui arriver tous les jours.

à part ça, petit détail intelligent qui résume pas mal l’esprit de la série: aucun nom ne figure jamais au générique, ni dans celui du début ni dans celui de la fin. si bien que le spectateur désireux d’en savoir plus est obligé de jouer lui-même les espions pour aller pêcher l’info. ce que j’ai fait bien sûr.

voici donc la distribution, qui a changé au fil des saisons.

les deux seuls personnages véritablement récurrents depuis la première saison sont le chef du mi-5, harry pierce (peter firth) et le « back office boy », malcolm wynn-jones (hugh simon), qui finit par disparaître au milieu de la 8ème saison. le chef de section change quant à lui presque toutes les deux saisons et demi: si tom quinn (matthew macfadyen) ouvre le feu en 2002, adam carter (rupert penry-jones) le remplace pour être lui-même remplacé au bout de deux saisons par la très britannique ros meyers (hermione norris), très vite secondée par le nouveau personnage fort de la série, lucas north (richard armitage). voilà pour les personnages principaux. les personnages secondaires sont plus mouvants. citons-en ici les pivots: le couple zoe reynolds (keeley hawes)-danny hunter (david oyelowo) est remplacé par jo portman (miranda raison) et ben kaplan (alex lanipekun), puis par tarik masood (shazad latif). les traitres sont incarnés par tessa phillips (la très shakespearienne jenny agutter) ou connie james (la parfaitement castée gemma jones).

avec ses scénarios riches en rebondissements et en pertes humaines, notamment des membres de l’équipe, qui ne meurent évidemment pas de mort naturelle, mi-5 est une série rare, dans les deux sens du terme: les coffrets dvd sont également très difficiles à trouver, même à londres (j’ai déjà cherché…).
var _gaq = _gaq || [];
_gaq.push([‘_setAccount’, ‘UA-21089194-1’]);
_gaq.push([‘_trackPageview’]);
(function() {
var ga = document.createElement(‘script’); ga.type = ‘text/javascript’; ga.async = true;
ga.src = (‘https:’ == document.location.protocol ? ‘https://ssl’ : ‘http://www’) + ‘.google-analytics.com/ga.js’;
var s = document.getElementsByTagName(‘script’)[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s);
})();