le frelon vert

Le frelon vert

réal. michel gondry, scén. seth rogen et evan goldberg, d'après l'oeuvre de fran striker et george trendle, int. seth rogen, cameron diaz, jay chou, christoph waltz, tom wilkinson, edward furlong, edward james olmos. 2010, 117'. 2,5 pouces.

le synopsis
james reid (wilkinson), directeur du daily sentinel, le canard local, meurt d'une piqûre d'abeille, laissant son bon à rien de fils, britt (rogen), aux commandes. ce dernier va décider de se transformer en justicier masqué, la nuit venue, en compagnie de kato (chou), génie de la mécanique et expert en arts martiaux…

l'avis
je vous le dis tout net:…


… bof, bof et rebof. et pourtant je m'étais dit pif, paf, pouf c'est un gondry! et un gondry, c'est toujours l'assurance d'une émotion, ne serait-ce que par la créativité de son univers tarabiscoté. ben là, pas du tout. sans être du foutage de gueule, on ne reconnaît pas du tout sa patte, au gars gondry, son style (mis à part un ou deux effets visuels plutôt discrets et sans grand intérêt). le frenchie s'est plié (honnêtement, sans plus) à l'exercice du film de commande, prétendant n'avoir pas voulu refaire ce qu'il avait déjà fait par le passé.

ben il aurait peut-être eu meilleur temps, si vous voulez mon avis, car l'action est molle et le film mal dialogué, les aventures de ce fils à papa qui se découvre soudain une "ambition" dans la vie nous passionnent à peu près autant que notre première culotte et les personnages sont assez mal écrits. ainsi le méchant que campe christoph waltz n'arrive pas à la cheville de celui qu'il interprétait dans inglorious basterds et le personnage de cameron diaz est largement sous-écrit si on le compare avec celui de pepper potts (gwyneth paltrow) dans iron man.

en plus, on se dit qu'un super-héros de comics, ça doit péter, quoi! alors d'abord, pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, le frelon vert n'est pas un personnage de comics, mais d'émission de radio datant des années 40, et ensuite ce n'est pas un super-héros car il n'a aucun pouvoir. à tel point d'ailleurs que, dans le film (il faudrait revoir la série des années 60 qui fit connaître bruce lee pour le vérifier), britt reid ne serait rien sans son "fidèle" kato, génie de la mécanique et expert en arts martiaux (comme je l'ai écrit plus haut, suivez un peu, quoi) qui lui sauve la mise à chaque coup, si j'ose dire.

bref, tout ça manque de piquant, de verve et d'esprit d'entertainment. du coup, ça manque d'intérêt. et nous, on manque d'empathie.

entre parenthèse, et pour en revenir à l'écriture des personnages, la relation entre reid et kato, faite de "complémentarité à sens unique" (le fils à papa qui tire la couverture à lui en tout égoïsme), de bouderies, de fâcheries et de "je suis ton associé/oui mais c'est moi le boss/puisque c'est comme ça je me casse/eh ben casse-toi de toute façon tu n'es rien sans moi!", provoque des bâillements à répétition tout à fait dommageables à l'enthousiasme que l'on éprouvait en entrant dans la salle. on notera que kato (caito dans la v.o.) est aussi le nom du fidèle serviteur-expert en arts martiaux de l'inspecteur clouseau dans la série des panthère rose (mais la relation entre les deux était, soit dit en passant, bien plus hilarante que celle-ci).

en résumé, gondry dit avoir réalisé ce film pour son fils pour se faire pardonner de s'être installé à los angeles. je ne sais pas s'il en est fier, mais nous on est vachement déçus.