kung fu panda

Kung_fu_panda réal. mark osborne, john stevenson, avec les voix de jack black/manu payet, dustin hoffman/pierre arditi, angelina jolie/marie gillain, jackie chan/william coryn, lucy liu/mylène jampanoi, david cross/tomer sisley, seth rogen/xavier fagnon, ian macshane/marc lavoine, randall duk kim/pierre bonzans. 2008, 92'. 2 pouces 1/2

le synopsis
le temps est venu pour maître oogway (kim) de choisir le guerrier kung fu, le combattant absolu qui rétablira la paix dans la vallée. cinq maîtres concourent pour le titre: tigresse (jolie), grue (cross), vipère (liu), singe (chan) et mante religieuse (rogen). mais, contre toute attente et contre l'avis de maître chifu (hoffman), c'est sur po (black), le paresseux et gourmand panda, que le grand maître portera son choix…

l'avis
pour moi, les studios d'animation dreamworks, cofondés par steven spielberg, ont toujours été…

… un cran au-dessous de pixar. est-ce la créativité, la perfection technique ou la qualité de l'écriture? peut-être les trois à la fois. ou peut-être n'est-ce que subjectivité? pourtant, shrek, nos voisins les hommes et madagascar, pour ne citer qu'eux, nous ont bien fait rire. et c'était dreamworks. pourtant, kung fu panda est un bon cru, avec pas mal de bons moments d'humour, des personnages bien travaillés, une animation et des effets sensationnels et une histoire qui tient la route, même si la base nous a été rabâchée des centaines de milliers de fois. (et je n'y suis allé avec aucun a priori, je le jure.) alors, qu'est-ce qui cloche? rien, sans doute. ça doit simplement être parce que je préfère pixar

ah oui, et petite parenthèse. déjà que les sans-gêne me gonflent, les sans-gêne au cinéma, je ne vous en parle même pas. généralement, on cherche à s'asseoir là où personne ne viendra nous donner des coups de genoux ou nous donner des envies de meurtre avec ses commentaires à la con, ses discussions sans intérêt ou ses rires crétins. là on avait trouvé un endroit parfait, mais c'était compter sans la famille "je-fais-comme-à-la-maison" de service: le père, baba, la mère, baba, et leurs deux enfants, "bruyants car ils ont le droit de tout faire c'est normal ce ne sont que des enfants et on est baba et allez vous faire foutre on élève nos enfants comme on veut". et devinez où ils se sont installés? devant nous, à quelques fauteuils à droite. et vas-y que je t'explique l'histoire parce que le niard ne pigeait que dalle (pourtant il n'était pas tout petit, pourtant l'histoire n'était pas bien compliquée), que je te traduis les mots parce que l'autre niard ne pigeait que dalle (mais pourquoi dieu, dans ce cas, l'emmener voir un film en v.o?). moi je veux bien, mais pourquoi parler comme si on était seul dans le cinéma? je hais décidément les sans-gêne. alors vous allez me dire "mais qu'est-ce que t'es coincé!" mais pourquoi faudrait-il être cool avec les cons? il y a des fois, je me dis, plus je vais au cinéma, plus j'apprécie mon home cinéma… ç'eût été un film de pixar, ça m'aurait sans doute moins dérangé, allez savoir… voilà, parenthèse fermée.

les coulisses
né le 7 avril 1969 à hermosa beach, en californie, jack black aime le kung fu depuis toujours. pas étonnant dès lors qu'il ait accepté quand jeffrey katzenberg (cofondateur des studios) lui a proposé d'interpréter po. "gamin j'ai pris des cours de judo et po me rappelle moi quand j'étais plus jeune, innocent et rêveur." se plaît à dire l'acteur qui a explosé depuis king kong (peter jackson) en 2005. le réalisateur mark osborne souhaitait véhiculer un message positif du début à la fin (on se croirait chez disney, ironiquement). comme à l'accoutumée, le succès d'un film de ce genre tient aussi au casting de voix. kung fu panda ne déroge pas à cette règle puisque quelques pointures, que l'on ne reconnaît évidemment pas, viennent donner vie, et de quelle manière!, à ces personnages attachants. quant à laa version française, je ne peux pas vous dire, j'ai vu le film en v.o.s.t.