mon palmarès ciné 2007

les débuts d'années se prêtant à merveille à l'exercice des bilans, voici donc mon modeste palmarès cinéma pour 2007. il ne comprend que 15 films, en tout et pour tout (ce qui ne veut pas dire que je n'aie vu que ces films-là, merci les dvd). un top 15 qui reflète somme toute un goût clairement orienté vers le divertissement.

n°15: PIRATE DES CARAÏBES 3 – j'ai dormi grave, au sens propre du terme. en plus, n'ayant pas vu le 2e épisode, je n'ai, mais genre, rien compris. ce film mérite tout de même une mention spéciale car il se classe parmi les 4 ou 5 films qui m'ont poussé vers la sortie du cinéma (avant la fin, s'entend). vous rigolez, mais dans une carrière de cinéphile, ça compte…
n°14: MICHAEL CLAYTON – voilà un film que je me réjouissais de voir. un avocat (clooney), pourtant habitué à arranger de sales affaires (ou des affaires sales), décide de faire éclater au grand jour la vérité sur un dossier douteux. résultat: icc (intello, compliqué, chiant). je me suis endormi… malgré tout, mon amour pour clooney, qui s'est récemment proposé comme médiateur dans le conflit qui oppose scénaristes et studios, n'en est pas sorti amoindri…
n°13: TRANSFORMERS – celui-là est à cette place non pas parce qu'il est mauvais (et même ça, je n'en sais rien), mais parce que je suis incapable d'en parler: j'ai dormi tout le long! j'ai pourtant fait des efforts pour garder les yeux ouverts et je me réjouissais vraiment de le voir, mais rien à faire, un coup de barre tenace et persistant ne m'a laissé en voir que 10 minutes à tout casser, si j'ose dire…

pour l'instant, vous pourriez me dire que j'ai passé mon temps à dormir dans les salles en 2007. pour l'instant, vous n'auriez pas tort…

n°12: ZODIAC – j'aime pourtant bien fincher et sa recherche constante de faire un cinéma "à gros budget mais différent". ce créatif forcené et combatif a, d'une manière générale, tout mon respect. mais là, même si le film est esthétiquement et narrativement très bien, l'ensemble est tout de même, au final, il faudrait que quelqu'un le lui dise, très chiant…
n°11: OCEAN'S THIRTEEN – divertissant mais décevant car sans aucune surprise. la recette fonctionne – pitt et clooney sont à leur aise dans cet univers où la classe le dispute à l'intelligence criminelle, où l'impossible est un défi ludique et – comment dire – obligatoire sinon rien, et où les méchants ont un je-ne-sais-quoi de ridicule – mais l'ensemble paraît relever davantage de l'exercice de style, presque au mépris du spectateur, que d'une réelle volonté de divertir, et laisse au final un arrière-goût d'inutile. prions pour qu'ils arrêtent la série bien avant ocean's three hundred and fifty six
n°10: DIE HARD 4.0 – malgré un sens certain du divertissement à l'américaine, avec des scènes d'action dopées à tous les anabolisants possibles et imaginables (même ceux qu'on n'imagine pas), le film ne restera pas dans les mémoires (du moins pas dans la mienne), en grande partie à cause d'incohérences hallucinantes à gogo qui font qu'on n'y croit pas un seul instant. et il n'y a rien à faire mais ça gâche tout. à voir quand même si vous comptez parmi ceux qui ont perdu toutes leurs économies placées en toute confiance à la société générale ou pour bruce willis qui campe ici un john mclane plus fatigué et plus décalé que jamais.
n°9: JE SUIS UNE LEGENDE – pas convaincante, cette 3e adaptation du roman de matheson, car elle n'apporte pas grand-chose de neuf. elle est même moins intéressante du point de vue de la tension dramatique. et ni les effets spéciaux ni la musculature très "black" de will n'y changent quoi que ce soit. je dirais même que c'est un film qui colle bien à l'époque: beaucoup de forme, peu de fond. sympa malgré tout mais au final vain.
n°8: SHREK 3 – encore une suite qui ne tient pas ses promesses car reposant sur une recette désormais éculée. à l'image du héros, désormais marié et père de famille, la verve et la pertinence du 1er opus (la relecture insolente des personnages de contes de fées) se sont un peu estompées pour faire place à un humour plus appuyé car obligé à un résultat mais du coup moins drôle car moins provoc'.
n°7: DEJA VU – malgré un scénario un poil alambiqué, surtout dans la 2e partie, et un dénouement bâclé, le film a le mérite de proposer une théorie (et une pratique) intéressante après un démarrage assez banal. une théorie sur quoi? ben allez voir le film, on en discutera après…
n°6: LES PROMESSES DE L'OMBRE – voilà un film qui ne ressemble pas à un cronenberg. tout de violence contenue (à part la scène du hammam, prétendument insoutenable alors qu'en fait bof), ce film n'est chiant qu'en apparence et révèle au contraire le talent de conteur-metteur en scène du réalisateur canadien. toujours armé de son flegme souriant, viggo mortensen s'y montre impressionnant.
n°5: SPIDER-MAN 3 – peter parker revient pour affronter… son côté obscur. très à la mode en ce moment, les héros montrent plus que jamais leur côté humain, qui prend forcément une dimension démesurée. sortant de son personnage de gentil garçon, tobey maguire montre l'étendue de son talent, contrairement à kirsten dunst qui n'affiche, comme à son habitude et quel que soit le rôle, qu'une seule et unique expression. les effets sont à la hauteur des personnages – épiques, même si donnant un poil dans la surenchère.
n°4: 300 – une excellente surprise que ce film hors du temps et graphiquement sublime. voilà des héros à l'ancienne, dont "bravoure" et "justice" sont les deuxièmes prénoms, ne redoutant pas d'allier muscles saillants et jupettes, ignorant le sens du ridicule et ne montrant aucun signe de faiblesse. de bons extrémistes, en quelque sorte. j'ai l'air de me moquer, mais j'ai adoré ce film, sinon je ne l'aurais pas mis à cette place du palmarès…
n°3: NE LE DIS A PERSONNE – adapté du roman de harlan coben par guillaume canet qui, d'acteur fade et un rien énervant, devient réalisateur recueillant l'unanimité. après mon idole, sa 2e réalisation est un très bon film, même si un tantinet longuet…
n°2: CONTRE-ENQUETEdujardin est un grand. convaincant quoi qu'il joue – comédie ou tragédie. comme ici où il interprète richard malinowski, un flic qui perd sa fille de 9 ans. le scénario est tordu et la fin moralement très constestable. mais je ne connais personne qui n'ait pas été d'accord… 

n°1: et le gagnant est… (rrrrrrrrrrrrr, kchhhhhhhh) RATATOUILLE!!! ce film est un joyau, à deux secondes et demie du chef-d'oeuvre. tour à tour émouvant et drôle, un film d'animation qui réveille illico l'enfant qui sommeille à l'intérieur de nous et qui nous donne une envie irrésistible d'adopter un petit rat, n'importe lequel, mais bleu de préférence et sachant faire la cuisine, en sortant de la salle (quoi répugnante une queue de rat?! mais non, c'est chou comme tout!)… et dire qu'il sort dans quelques jours en dvd…