zodiac

Zodiac réal. david fincher, int. jake gyllenhaal, robert downey jr., mark ruffalo, anthony edwards, d'après le roman de robert graysmith. 2006, 156'. 3 pouces.

le synopsis
"zodiac" est le surnom que se donna l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 1960 et répandit la terreur dans la région de san francisco, devenant ainsi le jack l'éventreru de l'amérique. prodigue en messages codés, il semait les indices comme autant de cailloux et prenait un malin plaisir à narguer la police et la presse. il s'attribua une trentaine d'assassinats, mis fit bien d'autres dommages collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain…

robert graysmith, jeune et timide dessinateur de presse (et dont le film est tiré du livre), n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue paul avery (robert downey jr.), spécialiste des affaires criminelles au san francisco chronicle. extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposaient le charismatique inspecteur david toschi (ruffalo) et son coéquipier, l'inspecteur william armstrong (edwards). le tueur du zodiaque n'en deviendra pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrera plusieurs années d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision…

l'avis
tout le monde attendait un second seven, ce que fincher avait démenti vigoureusement. et effectivement, le film n'a rien à voir. il ne s'attarde qu'au début sur les meurtres et l'ambiaance n'est pas plus glauque que ça. on comprend très vite que le propos est ailleurs. reflet de la rigueur avec laquelle graysmith a mené ses propres investigations, le film est construit comme une enquête, avec ses doutes et ses fausses pistes, ses obsessions et ses désillusions, ses avancées et ses retours à la case départ. au point d'en devenir, au bout du compte, un peu ennuyeux. on ne se sent que rarement impliqué dans cette histoire. en revanche, les reconstitutions sont complètement hallucinantes. mais bon, ça c'est le b.a.ba pour un cinéaste pourvu d'un minimum de talent.

les coulisses
né le 10 mai 1962 dans le colorado, réputé pour son souci pathologique du détail et son perfectionnisme maladif, david fincher est aujourd'hui connu pour avoir réalisé des films marquants. armé d'une caméra depuis l'âge de 8 ans, il fait un détour chez ilm, la compagnie d'effets spéciaux de george lucas, travaille sur indiana jones et le temple maudit ou l'histoire sans fin, puis fonde sa société de production (propaganda) et se fait remarquer pour ses clips pour madonna ou george michael, ou encore ses pubs pour nike. pour mémoire, sa filmo compte: alien 3 (1992), seven (1995), the game (1997), fight club (1999), panic room (2002) et zodiac (2007). son 7e film, the curious case of benjamin button, avec brad pitt, est en post-production et devrait sortir l'an prochain. vu notamment dans donnie darko (2001), le secret de brokeback mountain (2005) et jarhead (2005), jake gyllenhaal (jill-en-hall pour la prononciation et jacob benjamin de son vrai prénom) est probablement, à 27 ans, l'acteur le plus prometteur de sa génération. zodiac regorge de seconds rôles qu'on a tous vus quelque part sans même avoir une vague du nom de l'acteur. ainsi anthony edwards (le docteur green de la série urgences ou le mari de julianne moore dans mémoire effacée) campe un inspecteur méticuleux doté de cheveux! l'excellent elias koteas (vu notamment dans le témoin du mal ou crash) est un sergent de police dont le vieillissement, le film se déroule sur trois décennies, est à la fois subtile et spectaculaire.