babysitting

babysitting
réal. philippe lacheau, nicolas benamou, scénario philippe lacheau, pierre lacheau, julien arruti, tarek boudali, int. philippe lacheau, alice david, vincent desagnat, tarek boudali, julien arruti, grégoire ludig, gérard jugnot, clotilde courau, enzo tomasini. 2013, 84′. 3 pouces

le synopsis
le jour de ses 30 ans, alors qu’il a prévu une soirée d’enfer avec tous ses amis, franck (lacheau) se voit confier par son patron (jugnot) une tâche délicate: …

… garder pour la nuit rémy (tomasini), son impossible fils de 10 ans. le lendemain, le patron reçoit un appel de la police l’informant que son fils et le babysitter ont disparu…

l’avis
reposant sur un mélange de deux concepts, le found footage (un film que l’on retrouve et qui explique a posteriori ce qui s’est passé) et very bad trip (un événement cool au départ qui tourne au cauchemar), babysitting est un film à l’écriture et à la réalisation bien maîtrisées pour un premier film, mais un film débile qui s’assume, et c’est en partie pour ça qu’il fait marrer.

lacheau utilise pour la première fois en france la technique du found footage, qu’on a vue maintes fois dans le cinéma d’horreur (de blair witch à la saga paranormal activity), à ceci près que tout le film n’est pas construit sur ce schéma. on ne manquera pas de noter la surra de bunda, danse brésilienne exécutée par la strip-teaseuse au cours de la soirée, qui consiste à gifler le visage d’un homme (en l’occurrence franck) avec ses fesses sur le rythme de la musique. en fait, l’exercice ressemble plutôt à un coït forcé… par la femme. lol, j’ai envie de dire. au brésil, où le groupe tequileiras do funk l’a popularisée en 2010, c’est paraît-il pour se venger de lui. personne ne sait si l’homme se prête volontiers au jeu (car la position doit être, comment dire, « consentante »). quoi qu’il en soit, parions que la séquence ne s’effacera pas de si tôt des mémoires (elle est en outre reprise avec une bonne partie des acteurs, masculins et féminins, au cours du générique de fin, façon bêtisier, sur boom el culo, titre plutôt explicite et particulièrement entraînant de kaïpi rodrigues, à découvrir ci-dessous).

sans prise de tête. et ça fait du bien de se marrer en cette période de merde.