renaissances

renaissances
réal. tarsem singh, scénario alex et david pastor, int. ryan reynolds, ben kingsley, natalie martinez, matthew goode, victor graber, michelle dockery. 2015, 120′. 3 pouces

le synopsis
damian hale (kingsley) est un homme d’affaires new yorkais richissime qui se meurt d’un cancer généralisé. il entend parler de la « mue », un procédé secret qui permettrait de transférer son…

… esprit dans un corps de substitution, une « coquille vide », et ainsi de prolonger sa vie. hale franchit le pas. redécouvrant les joies de la jeunesse, il découvre aussi progressivement le mystère de cette renaissance…

l’avis
ancré dans un discours de type science-fiction, le point de départ est donc le rêve d’immortalité devenu réalité. sauf que ce « miracle » a un prix ou plutôt un secret, et le film de basculer dans le thriller.

renaissances est scientifiquement moins haletant que je l’imaginais, psychologiquement moins versé dans la dangereuse exploration des méandres de l’âme que the cell (singh, 2000), esthétiquement moins stylisé que the cell, et un peu superficiel dans sa réflexion sur la « science sans conscience ».

le film est cela dit très loin d’être sans intérêt car il aborde le double thème passionnant de l’identité (qui avait fait le succès du premier film de tarsem) et de « l’achat de temps » (exploité dans time out, andrew niccol, 2011, avec justin timberlake).

se libérer de la mort, oui, mais à quel prix? la question vaut la peine d’être posée à l’heure où le sujet du transfert de conscience est très prisé des scénaristes (transcendancewally pfister, 2014, chappie, neill blomkamp, 2015), mais aussi où les limites de la science sont repoussées un peu plus chaque jour dans la réalité.

auteurs et scientifiques se posent la question mais les réponses ne sont jamais positives au regard de l’éthique et de la déontologie. et si le scientifique franchit allègrement la frontière du « permis », l’homme, heureusement, est là pour lui rappeler les limites de la morale.

ouf, l’honneur est sauf mais le film, lui, est un chouïa décevant…