san andreas

san andreas
réal. brad peyton, scénario carlton cuse, int. dwayne johnson, carla gugino, alexandra daddario, ioan gruffudd, archie panjabi, paul giamatti. 2015, 114′. 2,5 pouces

le synopsis
les plaques tectoniques de la faille de san andreas recommencent à se faire des frottis, menaçant de provoquer un séisme encore jamais vu dans l’histoire, et donc la destruction massive de la côte ouest des états-unis. pilote d’hélicoptère et sauveteur, …

… ray (johnson) doit sauver sa fille, coincée dans les décombres. et accessoirement son mariage avec emma (gugino)…

l’avis
soyons clair, on ne va pas voir ce genre de films pour le scénario mais seulement pour le (grand) spectacle, surtout s’il est en 3d. ce qu’on appelait autrefois (dans les années 1970) « film catastrophe », dans la ligne des tremblement de terre, avec charlton heston, ou des la tour infernale, avec paul newman. en général, c’est aussi le cas ici, on en a pour son argent, chaque dollar du « modeste » budget (100 millions, ce qui est peu pour un film de ce genre) se voyant à l’écran.

les incohérences, impossibilités et facilités scénaristiques se multiplient? qu’importe! l’essentiel est que le héros (taillé dans le dur granit du gothard) sauve sa dulcinée (en l’occurrence sa fille) et regagne le coeur de sa belle (qui avait opté un peu vite pour daniel le milliardaire – gruffudd, encore un qui aurait mieux fait de se prendre un pseudo – sympa mais bien trop lâche pour être fiable). une histoire qui ressemble furieusement à celle de 2012 (roland emmerich) où le personnage d’écrivain loser que campait  john cusack, anti-héros par excellence, parvenait à montrer que les héros sont souvent des gens ordinaires placés dans des situations extraordinaires. lol, lieu commun, quand tu nous tiens. sauf que là, le héros est un « héros du quotidien », à savoir un sauveteur dont c’est le métier de prendre des risques pour sauver des vies, et tant sa femme que sa fille ne sont pas des demoiselles en détresse mais des femmes de caractère. c’est soit l’un soit l’autre, j’ai envie de dire, les personnages de ce genre de films étant de toute manière caricaturaux pour permettre au spectateur de s’identifier rapidement (ou pas).

bref, le chaos est total, les dégâts sont colossaux, les personnages sont dans une mouise pas possible et les effets spectaculaires, comme dans tout bon film catastrophe digne de ce nom. les ptits gars des special fx, mais aussi l’armée de chefs déco et d’accessoiristes ont dû passer des nuits blanches à mettre tout ça en place. mais les effets les plus impressionnants, sans être d’une plus verte nouveauté, comme aurait dit ronsard, sont quand le séisme provoque des ondes souterraines soulevant littéralement les villes en vagues successives. on les voyait déjà dans 2012, justement. comme quoi, même les séismes se la jouent remake.

au final, le film se laisse regarder, surtout en 3d, surtout (uniquement?) pour l’aspect catastrophal, comme dirait un italien de mes amis. mais un conseil: débranchez tous les autres aspects, et mettez-vous en mode tolérance.