en solitaire

en solitaire
réal. christophe offenstein, scénario jean cottin, christophe offenstein, int. françois cluzet, samy seghir, virginie efira, guillaume canet, arly jover, jean-pierre rouve. 2013, 101′. 3 pouces

le synopsis
skipper expérimenté, yann kermadec (cluzet) remplace au pied levé son ami frank drevil (canet), blessé lors d’un accident de moto, …

… à la barre de son bateau pour son premier vendée globe. la course se passe bien pour yan, mais un imprévu risque de tout remettre en cause…

l’avis
françois cluzet est parfait (comme toujours) dans ce rôle de marin bourru et bougon. les scènes en mer sont impressionnantes et on se doute de l’implication et de l’aventure que le tournage a dû représenter tant pour le comédien que pour l’équipe de tournage.

par souci de véracité, une bonne partie de ce que l’on voit à l’écran est authentique: le départ de la course aux sables-d’olonne, qui coïncidait avec le début du tournage, certaines séquences en mer et même le bateau, un monocoque de plus de 18 m qui a participé à l’édition 2008-2009 remportée par michel desjoyaux.

par contre, en fait de course en solitaire, pas moins de 18 personnes, dont 1 skipper et 2 équipiers confirmés, étaient présents sur le bateau pendant le tournage, dont le réal qui est un habitué des compétitions sportives, puisqu’il a participé à plusieurs éditions du paris-dakar à moto.

cela dit, malgré 2 ans d’écriture, cette histoire de gamin embarqué clandestinement qui remet pas mal de choses en question pour le navigateur manque un peu de consistance. à tel point qu’on ne croit pas à une quelconque amitié entre eux deux et encore moins au geste que fait le personnage de kermadec lors de la séquence finale.

cette faiblesse scénaristique fait passer le film de mémorable à divertissant. dommage.