the door

the door
réal. anno saul, scénario jan berger, int. mads mikkelsen, jessica schwarz, valeria eisenbart, heike makatsch. 2011, 103′. 3 pouces.

le synopsis
david (mikkelsen), un peintre, perd tout le jour où il perd, par accident,…

… sa fille de 7 ans (eisenbart) qu’il avait laissée sans surveillance. cinq ans plus tard, il découvre au bout de sa rue une porte qui le ramène cinq ans en arrière, quelques minutes avant le drame…

l’avis
la porte pose, si l’on peut dire, la question: et si on vous offrait une seconde chance, que se passerait-il? quel serait le prix à payer? car il y a toujours un prix à payer. ici, balayées la théorie – en vogue dans les histoires de voyage dans le temps – selon laquelle on ne doit pas rencontrer son soi plus âgé ou plus jeune, sous peine de briser le continuum espace-temps. j’en entends déjà qui disent: « c’est celaaaa, oui! allez, viens prendre tes pilules… » mais je m’en fous, je poursuivrai la lutte, le monde doit connaître la vérité!!! qu’est-ce que je disais? ah oui, la théorie. là, le personnage revient donc 5 ans en arrière, rencontre son double et le tue accidentellement. c’est donc ça, le prix à payer: tuer son soi passé pour pouvoir tout recommencer. métaphore, quand tu nous tiens. d’ailleurs, il semble qu’il ne soit pas le seul à avoir découvert la faille temporelle porteuse d’espoir. l’ennui, c’est que tuer son soi n’est pas sans conséquence. c’est le deuxième effet kiss cool. et l’issue de ce dilemme aux allures d’engrenage ne sera pas exempte d’ironie.

bien écrit, ce petit film passé totalement inaperçu, au point que les distributeurs n’ont pas jugé bon de le sortir sur les écrans (en suisse romande, s’entend). dommage, vous êtes (nous sommes) passés à côté d’un bon petit moment de cinoche.

brèves de coulisses…
mads mikkelsen est décidément un acteur très ecclectique. un jour il est dans une production nationale (danoise, donc) qui ne paie pas de mine, un jour il prête sa gueule impassible à une production internationale, genre james bond. ici, c’est une prod allemande, puisque 90% des comédiens sont… allemands. les 10% restants, c’est lui. attention, la bande-annonce est en allemand. jessica schwarz, qui interprète le rôle de l’épouse du peintre, n’est pas sans ressembler à romy schneider. c’est sans doute pour celaqu’elle l’a incarnée à l’écran dans romy (torsten c. fischer, 2009), que personne ou presque n’a vu.