passion

Passion

réal. brian de palma, scénario brian de palma, natalie carter, d'après le film d'alain corneau, int. rachel mcadams, noomi rapace, karoline herfurth, paul anderson, rainer bock. 2013, 101'. 2,5 pouces.

le synopsis
la patronne d'une grosse agence de pub berlinoise profite de la…


… fascination qu'elle exerce sur l'une de ses employées pour se livrer à un jeu pervers de manipulation et de domination.

l'avis
"dans le film d'alain corneau, le nom de l'assassin était livré trop tôt, j'ai estimé que je pouvais faire mieux", a déclaré de palma, en toute modestie. un de palma qui n'est plus en odeur de sainteté aux états-unis et est donc obligé de se tourner vers des investisseurs européens, même pour commettre des remakes. d'où cette coproduction franco-allemande un peu curieuse mélangeant acteurs américains, suédois et allemands.

bon, que dire de ce film sinon qu'il était inutile? désolé mais, malgré son génie autoproclamé issu d'une mise en scène pompée sur hitchcock et qui n'a pas changé depuis les années 60, de palma ne fait pas mieux que corneau. les procédés qu'il utilise quasi systématiquement dans tous ses films – split-screen et violons à la bernard herman en tête – sont tellement éculés qu'on se prend à être surpris devant tant d'immobilisme créatif. cela dit, même si ce mec a bâti sa carrière en copiant des façons de faire, il n'est pas aussi grave qu'un tarantino, par exemple, ce joe la pompe du grand écran adulé pour ses "hommages" qui lui permettent de ne rien créer de personnel. mais c'est une autre histoire.

les deux actrices principales remplissent leur contrat et leur relation est crédible. le teint blafard lui va certes bien, mais il faudrait quand même que quelqu'un songe à offrir à noomi rapace des rôles dans des comédies romatiques, par exemple, histoire de la sortir de ces personnages torturés de femmes malades ou cinglées. et rachel mcadams est plus jolie en brune. ça c'est de la critique de films! à noter paul anderson iii qui interprétait l'homme de main de moriarty (jared harris) dans sherlock holmes: jeu d'ombre (guy ritchie, 2011) et qui reprend le rôle de patrick mille, qui avait créé le personnage du brésilien délirant de la pub pour sfr.

enfin, pas l'ombre d'une quelconque passion promise dans le titre. tout au plus un jeu d'influence pervers, deux ou trois plans à peine coquins, trois baisers saphiques qui émoustilleront les ados prépubères et un tiroir plein d'accessoires prétendument pervers, genre un masque vénitien, un gode et des menottes (LOL). si c'est ça la passion selon de palma, il est grand temps qu'il prenne enfin sa retraite avant de se couvrir de ridicule (on a compris que je n'aime pas ce réalisateur?).

voyez plutôt crime d'amour d'alain corneau (2010), avec kristin scott-thomas et ludivine sagnier. au moins lui était original.