star trek into darkness

Star trek into darkness

réal.
j. j. abrams, scénario roberto orci, alex kurtzman, damon lindelof,
int. chris pine, zachary quinto, benedict cumberbatch, zoe saldana, alice eve, karl urban, john cho, simon pegg, anton yelchin. 2013, 130'. 3,5 pouces.

le synopsis
kirk (pine) et son équipage doivent affronter un ennemi qui vient de l'intérieur et menace…


… de détruire le monde…

l'avis
marrant de constater à quel point ce genre cinéma reste bloqué sur le concept de destruction massive. par des forces "amies" de surcroît.

marrant, oui et non, me direz-vous car sans destruction massive, pas de "grand spectacle" (entendez "blockbuster") ni de bande son assez agressive pour vous décoller les tympans. remarquez, c'est plutôt pratique pour éviter les crounch-crounch du voisin grossissant à vue d'oeil avec ses nachos à la sauce piquante qu'il mâche avec parcimonie afin que lesdits nachos lui durent tout le film et que vous en profitiez vous aussi).

l'action a beau se dérouler dans deux siècles et demi, avec une technologie qui n'a pas encore été inventée, on se croirait pourtant en pleine actualité. d'un côté les méchants, en l'occurrence "le" méchant, un terroriste du nom de john harrison qui vise à détruire la flotte de la fédération des planètes unies et les valeurs qu'elle représente, interprété par le glacial benedict cumberbatch (révélé dans l'excellentissime sherlock), de l'autre les "bons" qui font ce qu'ils peuvent pour se défendre et sauver les valeurs du monde libre. blabla, quoi. à un moment, comble de l'absurdité, les gentils devront même faire brièvement alliance avec le terroriste. mdr. vous imaginez les états-unis s'allier à kim jong-un? l'opposition du bien et du mal, qui constitue finalement l'une des 36 situations dramatiques de base, n'est certes pas très originale dans le fond – c'est la forme, c'est-à-dire la manière de la traiter qui fait toute la différence. mais elle fera toujours recette et continuera longtemps d'alimenter ce type de récit.

au final, et pour autant qu'on soit sensible à ce type de divertissement, star trek into darkness offre du grand spectacle, avec des séquences… spectaculaires. ainsi celle du passage de deux personnages d'un vaisseau à un autre (resucée de la séquence de la chute sur la plate-forme du premier épisode), celle de la chute libre de l'enterprise vers la terre et celle de la bagarre de spock et de khan sur un vaisseau en mouvement. ah il faut bien admettre qu'ils savent y faire, surtout quand une telle équipe de scénaristes s'en mêle, à savoir roberto orci (spider-man, transformers, fringe), damon lindelof (lost, prometheus, cowboys et aliens) et alex kurtzman (fringe, alias, hawai five-o).

si vous êtes du genre à dormir pendant la projection d'un film d'action, vous serez déçu, tant c'est bruyant. la 3d est par contre décevante. tout comme l'image, fadasse et sans relief. étrange, à l'heure de la très haute définition et des budgets pharaoniques.

à part ça, ce film est, évidemment, à voir pour s'en payer une bonne tranche et s'en mettre plein les mirettes…

brèves de coulisses…
cet opus-là est la suite du star trek sorti il y a 3 ans, reboot de la plus célèbre saga de science-fiction. la séquence d'ouverture a été conçue comme celle d'un james bond: action, action, action. le spectateur est immédiatement immergé et impliqué dès le début. pour incarner le méchant, benicio del toro a un temps été envisagé. mais quand j. j. abrams a appelé benedict cumberbatch au téléphone pour lui parler du projet, et qu'il a entendu sa voix, il a immédiatement été convaincu. sinon, les acteurs du premier épisode reprennent tous leur rôle, et quelques nouvelles têtes viennent enrichir le casting, tels alice eve et peter "robocop" weller (qui joue son père dans le film). la sortie du film était prévue pour l'été 2012, mais a été repoussée d'un an pour laisser sa place de blockbuster estival à g.i. joe 2, autre fleuron de la paramount, avant que la sortie de ce dernier ne soit également repoussée au printemps 2013.