safe

Safe

réal. boaz yakin, int. jason statham, catherine chan, robert john burke, chris sarandon, james hong, reggie lee. 2012, 95'. 3 pouces.

le synopsis
un flic déchu (statham) et rejeté par ses anciens collègues sauve la vie d'une petite fille à la mémoire prodigieuse et déclenche…


… une guerre entre les triades, la mafia russe et des flics new yorkais corrompus.

l'avis
décidément, statham est devenu, en quelques années, ce qu'étaient dans les années 1980-1990 van damme, willis, stallone et schwarzenegger (oui, toutes les vieilles canailles qui se retrouvent aujourd'hui à faire les zouaves dans expendables): LE héros bankable et incontournable du film d'action, affichant, quel que soit le personnage qu'il interprète, un calme olympien, qu'il soit en train de courir, de conduire ou de canarder. un calme qui lui permet de construire cette figure charismatique du bien à laquelle on peut s'identifier (même si les moyens qu'il emploie sont plus que critiquables).

car qui dit statham dit immanquablement castagnes et canardages. en abondance. il faut dire qu'il est plutôt crédible, le bougre, quand il distribue des manchettes. ancien sportif de haut niveau, membre de l'équipe de plongeon de grande-bretagne, il s'est classé 12ème aux championnats du monde de natation en 1992. malgré ce beau pedigree, monsieur n'est pas du genre à montrer ses muscles (quoiqu'on en avait un court aperçu dans course à la mort, de paul anderson, en 2008). crédible, quoi, et sa filmo ne s'est construite pratiquement qu'autour de ce genre de films, de snatch à la saga du transporteur, en passant par expendables et haute tension. 29 films en 14 ans (même si pas que des premiers rôles, évidemment), pas mal pour un mec qui ne se destinait pas à cette carrière et qui a été choisi par guy ritchie (pour arnaques, crimes et botanique, en 1998) car il connaissait la femme d'un investisseur qui le lui a présenté. marrant, les hasards, dans la vie…

safe raconte donc l'histoire de la descente aux enfers d'un ex-flic persécuté par la mafia russe qui a exécuté sa femme pour se venger. mais, faut pas déconner, c'est statham, et la descente en question sera brève. car l'homme a des ressources insoupçonnées (surtout de ses poursuivants) et il va leur montrer, lui, qu'il se chauffe avec un bois vert dont il va leur envoyer quelques volées pour remonter à la surface de la respectabilité et regagner sa place dans la société (fiuu).

à propos de baston, ce film est inhabituellement violent, même pour statham. les méchants sont littéralement exécutés sans pitié et de sang froid. un déchaînement qui contraste avec le titre du film qui inciterait plutôt au calme tout en recelant un jeu de mots: "coffre-fort", dont la petite fille détient la combinaison, mais aussi "en sécurité", car il la protège (statham, pas le coffre-fort). cela dit, ce déchaînement-là est nettement moins marrant que dans expendables car il n'y a aucune once d'humour ou de second degré. c'est l'histoire d'un mec à qui on a cherché des pediculus humanus, autrement dit des poux, et qui va sortir l'insecticide. sous forme de bombe, bien sûr, mais aussi de grenades et de flingues en tous genres. point. un peu linéaire mais bien ficelé, comme disent les rôtis de porc. ce n'est donc pas une surprise si le film n'est pas rentré dans ses frais, n'engrangeant que 16,5 millions de dollars, pour un petit budget de 30 (ce qui est au-dessous de la moyenne habituelle des films de l'acteur).

safe s'oubliera vite, mais se laissera sans problème regarder lors d'un vol de 8 heures ;O)…