the tree of life

The tree of life

réal. terence mallick, int. brad pitt, jessica chastain, sean penn, hunter mccracken… 2010, 138'. 3 pouces.

le synopsis
l'apprentissage de la vie d'un jeune garçon (mccracken), entre un père aimant mais autoritaire et imprévisible, …


… obsédé par la réussite de ses enfants (pitt) et une mère aimante et un peu passive (chastain), dans l'amérique des années 1950.

l'avis
je ne sais pas si j'aurais donné la palme d'or à ce film «sensuel», beau et sensible. sans doute pas. un peu lent, un peu chiant. et pourtant assez profond. mais moins dans la «démonstration» que dans «l'impression». car the tree of life est, pour moi, essentiellement un film impressionniste. qui pose beaucoup de questions sans vraiment y répondre. en tout cas pas de manière frontale. au spectateur d'y apporter ses propres réponses. entre deux turbulences (j'ai oublié de vous dire, je l'ai vu dans un avion), vous allez me dire que ce n'est pas évident de réfléchir au sens de la vie. je peux vous dire, moi, que quand un avion commence à bouger dans tous les sens et que je suis dedans, j'y réfléchis à fond, au sens de ma vie.

bref.

terence malick est un réalisateur très mystérieux qui n'a tourné que cinq films en quarante ans. l'idée lui trottait dans la tête, paraît-il, depuis la fin des années 1970, de faire un film sur l'origine de la vie sur terre. à en croire le responsable des effets spéciaux, cette idée, on la retrouve dans the tree of life de manière "narrativement non connectée mais complètement cohérente thématiquement". c'est celaaa oui. un truc assez hermétique en somme, qui n'est clair que dans l'esprit de quelques illuminés bobos-babas. je plaisante. quoique. il manque à ce film, à mon humble avis de misérable ver de terre, un souffle épique, le "wow effect" qui fait dire "wow", donc, en sortant de la projection (enfin, en passant à un autre film sans quitter mon siège en ce qui me concerne car j'eus été mal de sortir de l'avion en plein vol). il se prend un peu les pieds dans son discours métaphysique (dans les deux sens du terme), il est un peu trop "self-conscious" pour être totalement sincère et, ce faisant, n'évite pas une posture intellectualisante à son pépère. cela dit, il reste beau, et sensuel, et impressionniste, et un peu chiant.