saw 3d

Saw 7 3d

réal. kevin greutert, int. cary elwes, tobin bell, sean patrick flanery, costas mandylor, chad donella, betsy russell. 2010, 87'. 2 pouces.

le synopsis
un groupe de survivants de jigsaw, le tueur au puzzle (bell), fait appel à un autre rescapé, bobby dagen (flanery), qui vient de sortir un livre et prospère grâce à son expérience. mal lui en prendra…

l'avis
ce qui me fait marrer, …


… ce sont les deux derniers titres de la saga. même si, pour cet opus (prétendument le dernier), ils ont habilement remplacé le "7" par un opportuniste "3d". peut-être se doutaient-ils, échaudés par l'involontairement comique saw 6 (en français, tout du moins), que saw 7 susciterait derechef mon hilarité. vous avez raison, mon influence en la matière doit s'arrêter quelque part après le fauteuil sur lequel je suis assis. aussi, assez ri et revenons à l'avis.

soyons honnêtes deux secondes et avouons qu'on a cessé depuis longtemps (depuis le deuxième opus, en fait) d'aller voir un saw pour le scénario. tout ce qui nous intéresse, au fond, ce sont l'ignobleté des pièges et la goritude des décès. ici, les scénaristes se sont dépassés car on en démembre, euh, dénombre 11, tous plus créatifs les uns que les autres. et plus stressants aussi, car évidemment, les victimes ont un temps (très) limité pour s'en libérer, faute de quoi ils s'en iront fissa rejoindre le créateur. une issue que connaît systématiquement (bien sûr) une écrasante majorité de personnages, mais est-ce une surprise… donc côté scénario, on est déçu mais on s'en fout comme de nos premières saw 7.

en revanche, on se réjouissait de la 3d. c'est même principalement pour ça qu'on allait voir ce film. on espérait des arrachages programmés de mâchoires projetées à grande vitesse dans l'axe caméra, on attendait des découpages de chair fraîche avec morceaux mous vous arrivant en pleine gueule, on appelait de nos voeux des tranchages de carotides malchanceuses avec jets puissants d'hémoglobine vous passant à ras la fraise. ouvrons ici une parenthèse: quand, palsambleu, nous produiront-ils du sang crédible? fermons la parenthèse. et en fait d'effets, rien, nib, zob, que dalle, des clous. à part deux ou trois (et sur 87' de métrage, c'est très très peu, surtout pour un film de ce genre), la 3d ne se justifiait pas du tout. ils auront beau vous vendre que la pré-prod aura duré trois fois plus de temps pour s'adapter à la complexité de la réal, que c'est le premier film tourné intégralement avec une caméra numérique haute technologie si-3d (qui fait aussi le café, mais c'est en option), blablabla, de ce côté-là aussi, donc, bof itou…

à part ça, outre l'indéboulonnable tobin bell, alias l'infâme-mais-juste jigsaw, selon certains, alias monsieur-de-quoi-je-me-mêle, selon d'autres, indispensable au succès de la série, et qui écrit la plupart de ses dialogues, il y a des personnages récurrents, comme ceux de jill tuck, interprété par la brune à la ville betsy russell ou du dr lawrence gordon (elwes), qui se sciait le pied droit (même pas mal) dans le 1er épisode, et un nouveau venu, chad donella, dans le rôle du flic, qui brilla jadis (2000) dans destination finale (james wong, l'un des meilleurs scénaristes-réalisateurs-producteurs de la série x-files), et plus particulièrement dans la scène où une corde à linge l'étranglait dans sa baignoire, voilant son regard de fulgurantes hémorragies pétéchiales…

saw 3d est à éviter, donc, sauf si vous êtes, au hasard, un mordu de giclées de sang non consenties, un cinglé d'éviscérations à vif ou un marteau de hurlements en clé d'ut. ou tout ça à la fois. ce qui est, malgré la déception attendue, désespérément mon cas…