une voix dans la nuit

Night_listener the night listener, réal. patrick stettner, int. robin williams, toni colette, rory culkin. 2006, 88'. 3 pouces.

le synopsis
animateur radio, gabriel noone (williams), commence à converser par téléphone avec son plus grand admirateur, pete logand (culkin), adolescent gravement malade qui souhaite publier un livre qu'il a écrit…

 

… alerté par les doutes de son ami, qui a décelé, lors d'une conversation téléphonique avec son jeune ami et sa mère (toni colette), que les deux voix se ressemblent étrangement, noone se met à douter de l'existence même de pete. il va enquêter et découvrir l'inavouable :)…

l'avis
avec ces deux personnages principaux en déséquilibre affectif, l'histoire porte sur le besoin pathologique d'être aimé, un désespoir qui pour certain(e)s peut revêtir des formes pour le moins inattendues. le film est glauque par moments, oppressant par d'autres, sans jamais verser dans le film de genre. l'angoisse naît justement du fait qu'on est solidement ancré dans la réalité. le dénouement est intéressant, même s'il est un brin attendu.

les coulisses
loin des pitreries qui l'ont rendu célèbre, robin williams interprète ici un quincagénaire homosexuel en pleine tourmente sentimentale. après ses récents insomnia et final cut (les plus connus en europe – il en a encore 8 d'ici à 2008 dans le pipeline), il confirme son très grand talent d'acteur dramatique. australienne d'origine, toni colette est formidable en mère déséquilibrée. on se souvient d'elle notamment dans muriel, son premier rôle pour lequel elle avait pris 20 kilos, mais aussi dans celui de la mère dans le sixième sens. à noter la présence, dans un petit rôle, de l'actrice sino-américaine sandra oh, le docteur cristina yang de la série grey's anatomy. avant celui-ci, patrick stettner n'a réalisé que deux films (flux, court-métrage de 1996 et the business of strangers, 2001 dont il a écrit les scénarios).